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Un roman sur Jésus, sans roman ni Jésus

8 min de lecture
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Crédit : Aleteia

De Jésus ou de l’art romanesque, on se demande qui est le plus absent du roman "Le Bâtard de Nazareth", se demande l’écrivain Henri Quantin. Pour autant, juge-t-il, ce livre a un grand mérite : il donne une furieuse envie de lire les Évangiles et de lire des romans…

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Suffit-il désormais d’écrire "Jésus" et "roman" sur une quatrième de couverture pour s’assurer les têtes de gondole ? Suffit-il de reprendre des balourdises positivistes éculées pour être qualifié de "culotté" par André Comte-Sponville dans "La grande librairie" (France 5) ? C’est ainsi que Le Bâtard de Nazareth de Metin Arditi (Grasset) fait partie de ces livres dont l’écho médiatique semble inversement proportionnel à l’intérêt. Dans ce court récit intégralement horizontal, Jésus est tout entier expliqué par son statut de "mamzer" (enfant d’une union illégitime, "impur" et donc ostracisé dès l’enfance). Marie, simple d’esprit, a été violée par un soldat romain qui l’a fait boire. Toute la vie de ce Christ sans épaisseur ni profondeur est censée tenir dans le traumatisme de sa bâtardise. 

Obsédé par une idée fixe