Mathieu Taieb a deux amours : Dieu et son pays, la France. C’est la première chose qu’il confie à Aleteia, presque immédiatement, avec passion. "Les deux sont au centre de ma vie. Jusqu’à mon dernier souffle, je parlerai de la France et de Dieu. C’est à la première que je dois d’avoir rencontré le second." Mathieu Taieb s'appelait autrefois Moustafa, et le catholique fervent qui parle du Christ avec une joie si contagieuse était musulman.
Fils d’immigrés algériens arrivés en France au début des années 1960, Mathieu naît dans le sud-ouest de la France, entre Sorbets et Nogaro. Son père travaille dans les vignobles d’Armagnac. Entouré de ses cinq frères et sœurs, Mathieu grandit sur une terre qu’il aime. "C’était une vie simple, à la campagne. Nous profitions de chaque instant. Mes parents avaient fait en sorte que nous fassions partie de ce paysage en choisissant l’intégration maximale. Ils ont appris le français au contact des locaux, nous ont fait participer à la vie sociale, sportive et associative de la commune. À l’école, j’avais intérêt à bien travailler pour respecter le devoir d’état qui m’incombait."








