L’Indochine : beaucoup y ont laissé leur peau, mais beaucoup aussi sont ceux qui ont abandonné sur ses rivages une partie de leur âme, entre le Tonkin et la Cochinchine, comme l’a si bien décrit le capitaine Paul-Alain Léger, officier de toutes les guerres contemporaines et auteur de Aux carrefours de la guerre.
"C’est le mal jaune", sourit Bruno de la Maisonneuve, 92 ans, dont les yeux s’allument d’une flamme qui ne dément pas. "Quand je suis arrivé là-bas, en Indochine, j’avais 20 ans tout mouillés, je ne connaissais rien au monde", assure-t-il à Aleteia. "En Asie, notamment en Indochine, la beauté imprègne tout : le paysage, les gens par leur gentillesse, les femmes… Tout. Absolument tout ! C’est quelque chose d’indescriptible, qui vous saisit et qui ne vous lâche pas, il n’y a rien à faire. Voyez : j’ai 92 ans, et je sais que je mourrai comme ça, avec ce mal jaune."















