Bénédicte Delelis est écrivain catholique et très engagée dans l'évangélisation. Mariée et maman de quatre enfants de 15 ans à 3 ans, elle nous livre ici son histoire et son quotidien simple et profond à la fois. À l'image de la foi qui l'habite et la traverse.
Aleteia : Bonjour Bénédicte, racontez-nous : comment passe-t-on d’un travail en joaillerie de luxe à écrivain catholique ?
Bénédicte Delelis : Après avoir fait des études d'art, je me suis mariée très jeune. Avec mon mari, nous avons fait partie d'un groupe d'adoration missionnaire (le groupe Abba de Paris). À ce moment-là, j'ai été littéralement saisie par le Christ dans l'adoration et mon désir profond était simple : faire connaître l'amour du Christ. Aussi, nous partions souvent en mission en couple, et avec notre petite fille ! J'avais 23 ans, et je commençais également à travailler dans une grande maison de joaillerie. Un jour Monseigneur Beau m'a appelé. Il avait besoin de jeunes qui consacrent leurs forces pour l'annonce de l' évangile", m'a-t-il dit. J'y ai vu comme un appel de Dieu et, dans la foi, j'ai dit Oui ! Puisque je voulais consacrer ma vie à l'annonce de l'Évangile, c'était cohérent. Voilà comment on passe du luxe à la préparation d'un bac canonique.
Ce n'est pas très glamour de quitter l'univers de l'art pour des études de théologie ...
C'est vrai ! J'ai vécu ce changement comme un grand dépouillement. Alors que je démarrais ma vie professionnelle, je me suis retrouvée comme ce négociant de l'évangile qui vend son champ pour acheter une perle. Je pensais : "Moi aussi, je vends mon champ..." Mais j'avais cette joie au fond du coeur, car c'était pour une perle ! Cela étant, après le Oui "coup du coeur", ce fut la traversée du désert. Car ces études de théologie étaient très austères, et cela a duré huit ans !












