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Les fidèles sont-ils moins encensés que le prêtre ?

3 min de lecture
ENCENSOIR

Crédit : © Pascal Deloche / Godong

Encensoir dans la basilique Saint-François-de-Sales à Thonon (Haute-Savoie).

L’encens fait partie de la vie liturgique du peuple de Dieu depuis bien avant le Christ. À la messe, son usage est codifié, parce qu’encenser un objet ou une personne est porteur de sens. Retour sur l’encensement du prêtre et des fidèles.

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Les mages venus d’Orient ne s’y sont pas trompés. En offrant à l’Enfant-Jésus de l’encens – en plus de la myrrhe et de l’or – ils manifestaient la divinité du bébé couché dans la mangeoire. Rendre hommage à la sainteté, voilà le premier objet de l’encensement. Et le second : rendre visible les prières du peuple de Dieu qui montent vers lui : "Que ma prière devant toi, dit le psalmiste au Père, s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir." (Ps 140, 2). 

À la messe, l’usage de l’encens, abondant déjà dans la liturgie du Temple de Jérusalem, est de la même manière signe à la fois de révérence et de prière. C’est pourquoi sont encensés des objets : l’autel (signe du Christ), évangéliaire (et à travers lui surtout la Parole de Dieu), pain et vin (pour signifier l’offrande et leur future transsubstantiation), Saint-Sacrement (du fait de la présence réelle), statues et reliques éventuelles et… des personnes : évêque, prêtre, diacre, assemblée.