L’encens fait partie de la vie liturgique du peuple de Dieu depuis bien avant le Christ. À la messe, son usage est codifié, parce qu’encenser un objet ou une personne est porteur de sens. Retour sur l’encensement du prêtre et des fidèles.
Les mages venus d’Orient ne s’y sont pas trompés. En offrant à l’Enfant-Jésus de l’encens – en plus de la myrrhe et de l’or – ils manifestaient la divinité du bébé couché dans la mangeoire. Rendre hommage à la sainteté, voilà le premier objet de l’encensement. Et le second : rendre visible les prières du peuple de Dieu qui montent vers lui : "Que ma prière devant toi, dit le psalmiste au Père, s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir." (Ps 140, 2).
À la messe, l’usage de l’encens, abondant déjà dans la liturgie du Temple de Jérusalem, est de la même manière signe à la fois de révérence et de prière. C’est pourquoi sont encensés des objets : l’autel (signe du Christ), évangéliaire (et à travers lui surtout la Parole de Dieu), pain et vin (pour signifier l’offrande et leur future transsubstantiation), Saint-Sacrement (du fait de la présence réelle), statues et reliques éventuelles et… des personnes : évêque, prêtre, diacre, assemblée.












