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Pour une vasovasostomie collective !

4 min de lecture
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Crédit : Aleteia

Ces jeunes hommes contestataires qui se font stériliser pour ne pas "faire d’enfant" n’échappent pas à la logique bourgeoise du contrôle de leur vie, constate l’écrivain Henri Quantin. S’ils changent d’avis, il leur faudra recourir à la "vasovasostomie", aux résultats très incertains.

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Savez-vous ce que c’est qu’une vasovasostomie ? On l’apprend incidemment dans un article du Figaro intitulé "“Faire des enfants pour ses vieux jours, c’est nul”  : ces jeunes Français qui décident de se faire stériliser". La vasovasostomie consiste à tenter de réparer les effets provoqués par une vasectomie. Autrement dit, le but est de revenir en arrière pour rendre à nouveau fertile celui qui a voulu être stérilisé.

La réussite de l’opération reste toutefois très incertaine. Dans le concours sans cesse relancé de l’absurdité procédurière, on attend avec impatience le premier procès pour échec de vasovasostomie intenté à un chirurgien par un "vasectomisé" repentant. Procès pour avoir bien réussi la première opération, en somme. Soit dit en passant, une vasectomie coûte entre 3.000 et 5.000 euros, remboursés par la Sécurité sociale. Au Québec, la vasovasostomie elle-même est couverte par le régime d’assurance maladie. Il est beau de voir jusqu’où est censée aller la solidarité nationale, à moins qu’il ne faille parler de tyrannie de l’individualisme capricieux.