L’obstination à gommer toute trace de spiritualité dans nos vies contribue à désintégrer la société. Dans son essai "Reconquérir le sacré", qu’a lu notre chroniqueuse Blanche Streb, la journaliste Sonia Mabrouk plaide pour une redécouverte de cette dimension irréductible de l’être humain, à la fois intime et collective, qui ne se vend ni ne s’achète. Le sacré, c’est tout ce qui fait lien entre les hommes.
"Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas." Tout le monde connaît cette citation des années soixante-dix, attribuée à Malraux. Qu’importe l’auteur, au fond, car d’où qu’ils viennent, ces quelques mots donnent à penser. Longtemps, je les ai reçus comme un frisson glacé me parcourant le dos, un peu comme une parole de malédiction. Maintenant j’ai envie de les comprendre autrement et de m’appuyer sur eux pour renforcer mon espérance : puisque le XXIe siècle désormais est là, et sera, il pourrait bien être spirituel. J’en entrevois des signaux faibles. De qui cela dépend-il ? De vous, de moi, de nous.












