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La date de réouverture de Notre-Dame de Paris confirmée

NOTRE DAME DE PARIS

Maylis Rolland / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Notre-Dame de Paris.

Bérengère de Portzamparc - publié le 10/03/23

Recteur de Notre-Dame de Paris depuis six mois, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas a été auditionné ce jeudi 9 mars par les députés, membres du groupe de travail sur la restauration de la cathédrale. L’occasion de confirmer une date tant attendue : la réouverture de Notre-Dame le 8 décembre 2024.

Cette date, attendue autant qu’espérée, est désormais bien officielle : le 8 décembre 2024, fête de l’Immaculée Conception, aura lieu la réouverture au culte et aux visites de Notre-Dame de Paris. Auditionné par les députés du groupe de travail sur la conservation et la restauration de Notre-Dame, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, recteur de Notre-Dame de Paris et administrateur de Saint-Germain l’Auxerrois, a bien confirmé ce qu’avait annoncé le général Georgelin en janvier dernier, en insistant sur le fait “qu’une fois ouverte, elle ne sera pas refermée”, même si les travaux ne seront pas finis, notamment dans les chapelles et sur le parvis, dont l’aménagement dépend de la mairie de Paris. 

14 millions de visiteurs attendus

Le 8 décembre 2024, les cérémonies cultuelles reprendront donc. L’autel sera mis “à sa place définitive” et les visiteurs pourront déambuler, comme avant, et même en plus grand nombre, car “on s’attend désormais à 14 millions de visiteurs plutôt que 12 millions avant l’incendie”. Pour mieux accueillir ce public, un nouveau poste a été créé, celui de directeur des publics qui vient d’être embauché et devrait arriver “courant mars”. D’autres embauches sont à prévoir, indique encore le recteur, car sur les 67 salariés avant l’incendie, il n’en reste plus que sept aujourd’hui. “Il nous faut embaucher du personnel en amont de la réouverture et prévoir une marche à blanc de deux mois environ afin de former tout le monde”, analyse encore Mgr Ribadeau-Dumas. 

Si la cathédrale ne sera plus refermée une fois ouverte, il faut toutefois encore réfléchir à la façon dont l’accueil et les cultes seront assurés alors que les travaux ne seront pas encore finis, et pourraient durer “jusqu’en 2028 voire 2030”, d’après le recteur. À l’intérieur, les chapelles seront encore à terminer, mais Mgr Ribadeau-Dumas souhaite laisser passer le temps de l’émotion et de la ferveur avant d’envisager l’ajout d’œuvres d’art contemporaines. L’autre discussion en cours porte sur les aménagements du parvis prévus par la mairie de Paris, propriétaire, et qui devront être effectués “sur un site exploité” et donc permettre l’accès à l’édifice pour les cultes ou les visites. Quoi qu’il en soit, une chose est certaine, confie encore le prêtre, la période actuelle est une phase d’agitation et d’enthousiasme, comme un “printemps” après des longs mois d’hiver, d’inquiétudes et de doutes devant l’immensité des dégâts. “L’été sera pour nous le 8 décembre, à la réouverture, et nous sommes impatients.” 

Une émotion qui touche tout le monde

Concernant le mobilier liturgique, cela avance aussi, après une large consultation et 69 candidatures reçues. Ils ne sont plus que cinq candidats en lice, qui doivent rendre leur projet le 23 mai prochain. Si un comité artistique de 18 membres a été constitué, la décision finale du choix du mobilier reviendra à l’archevêque de Paris, Mgr Ulrich, qui a d’ores et déjà souhaité que l’ambon, qui était avant devant l’autel, soit désormais placé côté sud, au pied de la Vierge du Pilier. Le tabernacle sera quant à lui placé sur l’autel de Viollet-Le-Duc, au fond de la cathédrale, et la couronne d’épine, dans un nouveau reliquaire, sera exposée dans la chapelle sud, a encore indiqué le recteur aux députés. 

À la fin de cet exposé factuel devant les élus de la Nation, Mgr Ribadeau-Dumas a tenu à rendre hommage aux nombreux corps de métiers qui se dévouent dans cette reconstruction, narrant notamment sa rencontre avec un cordiste la semaine dernière qui lui a confié : “Même si je ne suis pas croyant, je n’ai jamais connu une telle émotion en travaillant sur un chantier, et ce sera dur d’en faire un autre ensuite.” Quant au recteur, il a à son tour confié la grande émotion qu’il a vécu lors d’un déplacement dans le Maine-et-Loire pour bénir les grumes dédiées à la charpente. “Quand les bûcherons m’ont demandé également de bénir leurs haches, avant de procéder aux coupes, il s’est passé quelque chose de très fort pour le prêtre que je suis, c’est un moment que je n’oublierai jamais”. 

Découvrez aussi en images le chantier de restauration de Notre-Dame :

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FranceNotre-Dame de ParisParis
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