Ce qui déstabilise l’humanité devant les catastrophes naturelles ou les guerres n’occulte pas le noyau dur de la foi, mais peut et doit y ramener. Devant l’incompréhensible, explique Jean Duchesne, aucune sagesse humaine n’est allée aussi loin que la révélation judéo-chrétienne.
Plus que par les habituelles affaires en tout genre et rixes politico-sociétales, notre actualité est chahutée par l’agression russe en Ukraine depuis un an maintenant et par le tremblement de terre du 6 février en Turquie et en Syrie. Si ces tragédies interpellent les chrétiens, ce n’est pas seulement (même si c’est d’abord) par compassion et solidarité. Ce n’est pas non plus parce que les Églises sont mobilisées à Kiev comme à Moscou, ni parce qu’au cœur de la région du séisme se trouve l’antique Antioche (aujourd’hui Antakya), première capitale du christianisme (cf. Ac 11, 26) avant Alexandrie, Jérusalem, Constantinople et Rome en Occident. Mais, plus profondément, ces événements soulèvent des questions auxquelles la foi n’apporte pas de réponses faciles ou évidentes.












