Durant ces quarante jours de Carême, la liturgie invite chacun à suivre le chemin du Christ qui monte à Jérusalem. Dans la ville sainte, ce temps a aussi une dimension géographique : il s’agit de prier dans les lieux que Jésus lui-même a fréquenté jusqu’à sa résurrection. Itinéraire.
Dans l’Église, la liturgie est d’abord associée au temps. La prière consiste ainsi à la fois à prendre un moment pour Dieu et, surtout, à revivre dans l’année les événements de la vie du Christ avec plus ou moins de mimétisme. Là est toute la pédagogie du calendrier liturgique, qui rappelle que l’incarnation est bien la venue de l’éternel dans le temporel à une date donnée, et la rédemption le surgissement du surnaturel dans le quotidien le plus actuel.
En Terre sainte, et à Jérusalem en particulier, cette pédagogie "temporelle" est associée à une pédagogie que l’on pourrait dire "spatiale". Il y a, en plus de l’histoire sainte, une géographie sainte. L’incarnation a en effet marqué des lieux, les lieux saints, ceux que le Christ a honoré de sa visite, ceux de sa vie ordinaire et des miracles, ceux de son ministère et de celui des apôtres, ceux, surtout, de sa mort et de sa résurrection.













