Devant certaines blessures irréparables, nommer le mal et faire justice est une voie vers la reconstruction espérée. La philosophe Jeanne Larghero ajoute une voie oubliée : celle de la pénitence.
La miséricorde de Dieu n’est pas un sirop pour la toux. Elle n’est pas un doux élixir qui tapisse là où ça pique, qui empêche que ça gratte et nous permet de dormir la nuit sur nos deux oreilles. Tordons le cou à l’idée romantique et fleur bleue d’un Dieu qui nous passerait tout : si Dieu pardonne tout, rien n’est grave, n’est-ce-pas ? Avec son corollaire : si Dieu pardonne à tour de bras, si Dieu guérit toutes les blessures, à quoi bon identifier et punir les coupables ? N'est-ce pas manquer de hauteur de vue ?






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