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Le crime de sœur Rosalie de la Sorinière ? Avoir “déploré la Révolution”

Béatifiée avec sa belle-sœur et ses nièces, la bénédictine angevine ne voulait que la paix. Elle mourut pour avoir voulu rester fidèle aux promesses de ses vœux, en donnant le témoignage de son humble charité. L’Église fête sa mémoire le 27 janvier.

6 min de lecture

Source: Jean Clamens, Public domain, via Wikimedia Commons

Vitrail de l'église Saint-Pierre de Chemillé représentant l'exécution de Rosalie du Verdier de La Sorinière.

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Il pleut à verse depuis l’aube, ce 27 janvier 1794 à Angers. Cela n’arrête pas la foule qui, comme chaque jour, se presse place du Ralliement afin d’assister au grand spectacle de la guillotine. L’instrument de supplice est arrivé dans l’Ouest insurgé avec les représentants du peuple en mission et il constitue encore une nouveauté amusante, même si beaucoup de gens se plaignent que "cela aille trop vite" et regrettent la corde et la roue, supplices nettement moins expéditifs. Depuis que les députés Hentz et Francastel sont arrivés en Maine-et-Loire, le "rasoir national" fonctionne à un rythme soutenu et l’on envoie à l’échafaud, au terme d’un "procès" plus qu’expéditif au verdict écrit d’avance, tous ceux jugés ennemis de la République et des idéaux révolutionnaires et cela fait du monde … Prêtres insermentés qui ont refusé la constitution civile du clergé et préféré la clandestinité à l’exil, pour ne pas abandonner leur troupeau, combattants de l’insurrection vendéenne faits prisonniers lors de la déroute de Savenay, le 23 décembre précédent, mais aussi de nombreux civils, femmes et enfants compris, s’entassent dans les prisons surchargées de la ville, comme dans toutes celles de l’Ouest. Il faut vider les geôles au plus vite, pour faire de la place aux nouveaux arrivants, et pour lutter contre le typhus qui, des cachots, risque de se répandre partout.

Elle enlève son manteau