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L’élément indispensable à transmettre à sa fille à l’approche de la puberté

Happy laughing child girl on swing in sunset summer

Yuganov Konstantin / Shutterstock

Mathilde de Robien - publié le 25/01/23

Transmettre à sa fille la capacité de s’émerveiller devant la beauté de son corps, une première clé pour accompagner les changements liés à la puberté.

Ses formes s’arrondissent, son humeur se fait changeante, ses premières règles arrivent… C’est un fait, votre fille, progressivement, devient femme. Des changements qui ne vont pas sans une certaine appréhension de part et d’autre : chez la jeune fille, le corps qui change soulève au mieux de multiples questions, parfois une gêne voire un certain désarroi. Chez les parents, la puberté d’un enfant renvoie au temps qui passe, mais aussi à la responsabilité de transmettre tout le respect et l’émerveillement que l’on peut avoir devant la beauté du corps humain.

Préparer sa fille à ces changements aussi bien physiques que physiologiques relève d’un délicat équilibre. Pour Cécile de Williencourt, sage-femme spécialisée dans le cycle féminin et auteur d’un ouvrage à paraître à destination des jeunes filles Ton corps, un trésor ! (Mame), « parler des changements liés à la puberté demande de briser un sujet parfois tabou, tout en respectant l’intimité de chacun ».

Inviter à s’émerveiller

Si des « outils » comme des livres ou des ateliers dédiés à la vie sexuelle et affective peuvent être d’une grande aide et compléter le discours des parents, la source principale de transmission demeure la famille. « La qualité de la relation avec la mère et le père – les deux sont importants – permet de transmettre énormément de choses, par le verbal ou le non verbal. L’exemple, la manière dont les parents sont à l’aise dans leur corps, la façon dont ils le considèrent, aident leur enfant à traverser cette période », souligne Cécile de Williencourt.

A première vue, la puberté n’est pas vraiment synonyme de folle exaltation. Il est parfois difficile, en tant que jeune fille, d’aimer ce corps que l’on ne reconnaît plus (certaines se trouvent trop grosses, d’autres trop plates, d’autres encore trop petites) et que l’on ne maîtrise plus (menstruations, variations d’humeur et d’émotions…) Sans compter les maux désagréables, parfois douloureux, liés aux règles. Expliquer à une jeune fille que ces changements sont un signe de bonne santé et qu’ils signifient la capacité du corps à porter un enfant permet de les envisager sous un autre angle. Ils deviennent alors plus faciles à accepter.

Faire prendre conscience qu’il s’agit là d’un trésor inestimable : ce corps capable d’aimer et de transmettre la vie.

« Montrer la finalité du cycle féminin, expliquer à quoi servent les règles, poser un regard positif sur le fonctionnement du corps de la femme, tout ceci permet d’une part d’accompagner une jeune fille dans une meilleure connaissance de soi, mais aussi de faire prendre conscience qu’il s’agit là d’un trésor inestimable : ce corps capable d’aimer et de transmettre la vie », précise la sage-femme.

Célébrer l’arrivée des règles

S’émerveiller, et inviter la jeune fille à s’émerveiller face à la beauté de son corps, passe par le vocabulaire employé. Dans l’atelier CycloShow, les menstruations sont surnommées « les richesses » parce qu’elles contiennent ce qui aurait pu nourrir l’embryon. « Ce terme nous rappelle que notre corps est un trésor ! », explique Cécile de Williencourt, animatrice d’ateliers CycloShow.

Un regard positif qui peut passer aussi par le fait de marquer, plus ou moins discrètement selon les inclinations de chacun, l’arrivée des premières règles. Pour la sage-femme, toutes les étapes de la vie devraient être célébrées, car elles signifient le début d’une nouvelle aventure : le passage de jeune fille à femme, de femme à mère, de femme fertile à femme ménopausée… Si les sociétés traditionnelles ont pour usage d’organiser des rituels ou de grandes festivités, chacun est libre de trouver la manière de célébrer ce passage. « Certaines familles célèbrent l’événement avec un repas de fête ou un cadeau pour la jeune fille : un bracelet, un bouquet de roses, une sortie avec mère/ fille pour faire les boutiques… », précise Cécile de Williencourt. Marguerite, aujourd’hui mère de famille, se souvient que son père lui avait offert un bulbe de jacinthe qui avait éclos en une jolie fleur. Une belle symbolique. L’arrivée des premières règles peut aussi donner lieu plus simplement à des échanges et des confidences entre femmes.

S’émerveiller devant la beauté du corps, devant le mystère de la vie, devant la perfection de ce que Dieu a créé, tout ceci mène à la joie et à la gratitude. Une joie qui, chez une jeune fille, est parfois emprisonnée par les peurs, les incompréhensions, les complexes, mais qui ne demande qu’à être libérée. Et c’est cette joie qui lui permettra, une fois pleinement réconciliée avec son corps, de rayonner en tant que femme.

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