Quand vient l’heure du dernier adieu, c’est le message central qui surgit. Des mots de l’humble pape Benoît, de sa dernière rencontre, Pierre Durieux retient la marque d’une conscience très vive de l’immensité de Dieu.
Je ne sais pas pour vous, mais, moi, les jours d’obsèques, je veux entendre encore un peu de la parole, de la voix de celui qu’on pleure. On se risque à ouvrir ou réouvrir un livre, puis un autre, à la recherche de l’âme, du cœur du défunt. Ce qui frappe le lecteur de Benoît XVI, ou son relecteur, c’est de trouver, si souvent sous sa plume, une conscience très vive de l’immensité de Dieu. Que Dieu soit infini, c’est, tout bien réfléchi, assez normal ! C’est même, pour ainsi dire, sa définition, mais cela redevient original, dans la littérature chrétienne contemporaine, plus prompte — souvent — à valoriser la proximité de Dieu et sa petitesse.
Dans ses Dernières conversations, Joseph Ratzinger le dit : « Dieu est si grand que nous n’aurons jamais fini. Il est toujours nouveau. » Dans Lumière du monde, ouvrage antérieur écrit avec le même Peter Seewald, le pape alors en exercice en faisait sa feuille de route : « Nous devons montrer que l’infinité dont l’homme a besoin ne peut venir que de Dieu » et c’est même un objectif : « Nous devons aussi trouver de nouveaux mots et de nouvelles manières pour permettre aux gens de franchir le mur du son de la finitude. »











