Cette année, l’Avent dure longtemps. Quatre semaines pleines pour se préparer à Noël dans la joie du Sauveur qui vient, qui est parmi nous et qui est venu. Voilà la logique de ce temps liturgique très riche. Parcours parmi les textes des messes pour entrer dans ce mouvement.
S’il est un temps liturgique qui a été modifié au moment de la réforme liturgique qui a suivi Vatican II, c’est bien l’Avent. Depuis lors, les quatre semaines qui préparent la fête de la Nativité sont construites de telle sorte que les lectures et les thèmes proposés permettent d’entrer dans un triple mouvement. Car l’adventus, l’avènement qui a donné son nom à ce début d’année liturgique est bien à la fois celui de Jésus il y a quelque deux mille ans, son retour dans la gloire et le temps présent, tension permanente entre présence du Seigneur et désir de plénitude.
Pour rendre cela, la liturgie de l’Avent est organisée en deux temps. Jusqu’au 16 décembre, quelle que soit d’ailleurs la date où nous commençons, nous vivons dans l’attente, certes, mais celle du Jour du Seigneur, quand "il viendra de nouveau, revêtu de sa gloire, afin que nous possédions dans la pleine lumière les biens qu’[il] nous [a] promis" (1ère préface). On pourrait parler d’Avent eschatologique.










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