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Martin Steffens : “Dans l’épreuve, la confiance en Dieu est la règle d’or”

8 min de lecture
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Crédit : Shutterstock

Comment affronter la peur et la confusion, quand ressurgissent les fantômes que l'on croyait définitivement passés comme la guerre ou les épidémies ? Comment, en tant que chrétien, continuer à aimer la vie ? Le philosophe Martin Steffens pose un regard sur les enjeux qui se dressent devant nous.

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En période de chaos et de crise il faut avant tout lire les livres, avait coutume de dire l’imminent mythologue Joseph Campbell. En suivant sa pensée, il semble urgent de (re)plonger dans les livres de Martin Steffens dont la réflexion porte particulièrement sur la manière d'accueillir le réel tel qu’il est, sans s’y résigner, mais au contraire en se sachant aimé depuis toujours et pour toujours par Dieu. Même si les nuages s’accumulent, ceux des guerres et des différentes crises qui refont surface de façon particulièrement menaçante. Rencontre avec Martin Steffens, professeur agrégé de philosophie, auteur notamment de "Rien d’autre que l’amour" (Salvator) qui esquisse des repères lumineux pour trouver la sérénité en allant la puiser à l'essence de vie chrétienne. Le premier repère ? Savoir, de tout son cœur, que le meilleur est désormais sûr.

Aleteia : Face au présent qui nous envoie dans la guerre et les menaces de multiples crises, il est difficile de ne pas succomber à la peur. Comment ne pas s’y pas enfermer ?
Martin Steffens : Avec les réseaux sociaux, Internet, nous sommes dans une épreuve que l’humanité traverse en même temps, sur tous les continents, avec cette simultanéité qui est une première dans toute son histoire. C’est ce qui démultiplie les peurs. La tentation, à travers ces images, c’est de nous mettre dans un temps et un espace qui ne sont pas humains. Ce qui nous est donné de vivre, c’est l’épreuve, et la question est : comment la vivre, comment en sortir vainqueur avec le Christ qui, Lui, a déjà gagné? Quand le Christ fait appel à notre pouvoir d’action, il tient compte de notre prochain et du fait qu’à chaque jour suffit sa peine.