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Les médailles et les sacramentaux fonctionnent-ils contre le diable ?

3 min de lecture
medailles religieuses

Crédit : Pascal Deloche / Godong

Les médailles et les sacramentaux agissent-ils contre le diable ? Quelle est la défense la plus sûre ? Explication.

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Que ce soit par tradition, par dévotion ou par habitude, de nombreux chrétiens portent une médaille religieuse afin de se mettre sous la protection de la Vierge Marie ou d’un saint. Pour certains, les médailles comme celle de saint Benoît s'élèvent au rang de défense infaillible contre l'œuvre du diable. Pourtant, il est important de bien distinguer dans la vie spirituelle du chrétien le rôle des sacramentaux et celui des sacrements.

"La personne qui pense qu'un objet de dévotion est plus important dans la lutte contre Satan qu'une vie de grâce sanctifiante est en conflit avec l'enseignement de l'Église", remarque dans une publication, le père Grzegorz Hawryłeczko, le théologien de l’Institut monastique de l'abbaye bénédictine de Tyniec (Pologne). "En réfléchissant au port d’une médaille, il faut se rappeler une chose : le chrétien reçoit d'abord et avant tout la grâce à travers les sacrements. Même l'intention la plus pieuse de porter une médaille ne signifie rien s'il n'y a pas de participation aux sacrements de l'Église. Lorsque nous parlons de la pratique du port de la médaille, nous ne nous concentrons pas sur une manifestation essentielle de la vie chrétienne. Le port de médailles, de chapelets ou de scapulaires est toujours secondaire ou complémentaire à la vie sacramentelle", souligne-t-il.