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Marie-Eustelle Harpain, une vie au pied du Tabernacle

L’Assemblée plénière des évêques de France a donné début novembre son feu vert pour l'ouverture de la cause en vue d'une béatification de Marie-Eustelle Harpain (1814-1842). Une jeune fille toute simple qui s’enticha du Christ dans l’Eucharistie.

5 min de lecture

Source: CC BY-SA 4.0

Marie-Eustelle Harpain.

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Sainte ou pas, Marie-Eustelle, dont les évêques de France ont autorisé début novembre l'ouverture de la cause en vue d'une béatification, n’a pas toujours été une enfant modèle : elle s’en confesse dans les mémoires qu’elle écrivit dans les dernières années de sa courte vie, sur demande de son évêque. Née en 1814 au sein d’une modeste famille d’un faubourg de la ville de Saintes (Charente-Maritime), elle est choyée par des parents en extase devant elle, qui lui passent tous ses caprices. Vive, susceptible et sensible, elle est douée d’imagination et de mémoire et apprend sans peine à lire et écrire dans l’école qu’elle fréquente entre 5 et 10 ans. 

Le couple est pratiquant : la mère sincèrement pieuse, le père, maçon couvreur, plus tiède. Naturellement baptisée, leur fillette manifeste de l’intérêt pour la religion, mais son comportement laisse à désirer : elle n’en fait qu’à sa tête !