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“On ne peut demander aux soignants de tuer leurs patients”, avertit le Pape devant des élus français

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AFP

I.Media - publié le 21/10/22

"Les soignants, par nature, ont vocation à procurer des soins et du soulagement, faute de pouvoir toujours guérir", a rappelé le pape François ce vendredi 21 octobre devant une quarantaine d’élus français venus du diocèse de Cambrai. "Mais on ne peut demander aux soignants de tuer leurs patients !". Des propos forts alors que la légalisation de l’euthanasie est actuellement en débat en France.

Alors que le gouvernement français a entamé un chantier pour la légalisation de l’euthanasie, le pape François a exhorté à un débat “en vérité” sur la fin de vie en France, en recevant une quarantaine d’élus français venus du diocèse de Cambrai, le 21 octobre 2022, au Vatican. Ces politiques, accompagnés de l’archevêque Mgr Vincent Dollmann, concluaient par cette audience un voyage à Rome, durant lequel ils ont rencontré divers responsables de la Curie romaine.

Devant ces élus, le chef de l’Église catholique a prôné “l’accueil et le soin”, demandant une “attention” particulière pour les personnes âgées et les personnes en fin de vie. “J’oser espérer que sur des questions aussi essentielles, le débat puisse se faire en vérité pour accompagner la vie jusqu’à sa fin naturelle”, a déclaré le pontife de 85 ans, qui a plaidé pour “le développement des soins palliatifs”. 

“Les soignants, par nature, ont vocation à procurer des soins et du soulagement, faute de pouvoir toujours guérir, mais on ne peut demander aux soignants de tuer leurs patients !”, a alors affirmé le pape François. Et de rappeler sa déclaration lors de la conférence de presse de retour du Kazakhstan, le 15 septembre : “Si on tue avec des justifications, on finira par tuer de plus en plus”. 

Le Pape a fait cette déclaration quelques jours avant de recevoir le président de la République française Emmnanuel Macron, qui sera au Vatican le 24 octobre. La fin de vie pourrait être un des sujets abordés lors de cet entretien privé, comme le confirmait une source de l’Élysée. Pour Mgr Pierre d’Ornellas, responsable du groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques de France, il serait “légitime” que le Pape et le chef d’État en parlent.

L’inclusion des personnes handicapées

Dans son discours aux élus, le Pape a également prôné l’accueil des plus défavorisés, notamment les migrants, une question qui le “préoccupe”, a-t-il confié. Il a aussi demandé des “dispositions d’inclusion” pour les personnes porteuses de handicap, afin qu’elles aient “une place dans le monde du travail”.

François a exhorté les élus à mettre en valeur le domaine culturel, “un facteur important d’unité” comme “fruit d’un passé commun”. Dans cette région du nord, autrefois “riche de ses mines de charbon, d’une métallurgie forte et d’usines de textile réputées”, mais appauvrie depuis leur fermeture, c’est “sur ces terrains de l’action sociale et culturelle que vous pouvez vous retrouver, quelles que soient vos appartenances politiques”, a-t-il ajouté.

Plus largement, le Pape a recommandé aux élus locaux de mettre en avant “les besoins essentiels” de leurs administrés, “trop souvent délaissés au profit de sujets à la mode et moins en rapport avec leur vie quotidienne”. Il s’agit, a-t-il précisé, de “faire remonter aux plus hautes autorités les aspirations et les besoins réels des populations de votre territoire, loin de toute idéologie ou pression médiatique”. 

Au cours de ce voyage de cinq jours dans la Ville éternelle, les élus français ont rencontré notamment le cardinal Michael Czerny, préfet du dicastère pour le Service du développement humain intégral, Mgr Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États, Mgr Philippe Bordeyne, président de l’Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille, et sœur Nathalie Becquart, sous-secrétaire du Synode des évêques.

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