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Vos enfants partent vivre à l’étranger ? Pas de panique !

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Caroline Moulinet - publié le 06/10/22

Entre la joie de voir ses enfants prendre leur envol et s'accomplir au-delà des frontières et l'appréhension liée à la distance, il arrive d'être en proie à de véritables montagnes russes émotionnelles. Témoignages.

Votre enfant vient d’annoncer qu’il quitte la France et part s’installer à l’étranger. Les sentiments qui affluent peuvent être ambivalents : joie de le voir réaliser son projet, mélancolie à l’idée de la distance qui va s’installer entre vous. Et quelles seront les relations entre grands-parents et petits-enfants ? Aleteia a recueilli quelques témoignages de parents et grands-parents concernés.

Pour Jacques et Béatrice, voir leurs trois enfants s’installer chacun dans un pays d’Europe a été source de fierté. Cette étape leur apparaissait comme le fruit de l’éducation qu’ils avaient voulu leur donner. Eux-mêmes tournés vers le monde, aimant les voyages, ayant envoyé leurs enfants en échanges linguistiques et encouragé les doubles diplômes. L’ouverture à l’international leur semblait importante. « Nous ne sous sentons pas plus loin d’eux que s’ils habitaient à l’autre bout de la France. Ce serait différent s’ils avaient posé leurs valises au Japon ou au Mexique, mais l’Europe reste très accessible », confie Béatrice.

Savoir que ma fille suit le projet dont elle rêvait et qu’elle est épanouie me rend vraiment heureuse.

Michèle partage le même sentiment. Avec un enfant en Angleterre, elle raconte qu’il est facile pour elle d’aller rendre visite à sa fille et ses petits-enfants. « Nous nous voyons plusieurs jours d’affilée et prenons le temps d’être ensemble. Être accueillis à bras ouverts, voir les amis de ma fille et la qualité des relations qu’elle a autour d’elle, cela m’apporte du bonheur. Savoir que ma fille suit le projet dont elle rêvait et qu’elle est épanouie me rend vraiment heureuse. »

La fréquence des retrouvailles joue également un rôle, comme le partage Laurence : « Ma nièce vit en Chine, elle est mariée à un Chinois, elle n’a pas pu revenir en France depuis deux ans et demi. C’est beaucoup plus dur à vivre que ma situation : mon fils est en Egypte, il est rentré cet été, à Noël, et également pour les 80 ans de mon mari. »

Garder le lien avec les petits-enfants, un petit défi

Jacques et Béatrice, heureux que leurs enfants partent à l’étranger, n’avaient pourtant pas anticipé l’impact sur leur relation avec leurs petits-enfants. Béatrice partage qu’elle ne se sent pas physiquement éloignée, mais qu’il n’est pas si facile de tisser des liens de proximité avec les plus jeunes.

Aujourd’hui, il est plus facile de garder un lien, de partager une photo d’une situation amusante, de téléphoner, ou encore de jouer ensemble à distance. Cela ne remplace pas les retrouvailles en personne, mais cela permet de garder le fil des événements importants des membres de la famille. Laurence raconte : « Je ne suis pas à l’aise avec Whatsapp ou les réseaux sociaux alors nous nous téléphonons presque toutes les semaines. Je connais la routine de leur semaine et les activités de mes petits-enfants. Finalement, je ne me sens pas loin d’eux. »

Ma fille veille à nous rendre présents avec des photos affichées chez eux, et nous veillons à profiter d’eux quand ils viennent l’été.

Maintenant que Michèle est à la retraite, elle se sent plus disponible pour profiter des temps de vacances et de chacun de ses enfants et petits-enfants. « Ce n’est plus comme à mon époque, mes enfants qui habitent dans la même ville que moi ne viennent plus déjeuner tous les dimanches. Parfois, je les aide en gardant mes petits-enfants les mercredis, mais nous nous voyons rapidement. Je ne pense pas être moins proche de mes petits-enfants qui résident à l’étranger. Ma fille veille à nous rendre présents avec des photos affichées chez eux, et nous veillons à profiter d’eux quand ils viennent l’été. »

Michèle poursuit : « Ce n’est pas pareil d’avoir un enfant qui s’installe définitivement en Angleterre que d’avoir un enfant qui change de pays tous les trois ans, qui est peut-être plus isolé du fait des déménagements successifs. Pour moi, la distance n’est pas source d’inquiétude parce que je sais ma fille entourée et heureuse dans son environnement. »

Subsiste la fameuse question qui revient périodiquement : « Pensez-vous rentrer un jour ? » En attendant, les grands-parents se réjouissent de voir leurs enfants poser les choix qui comptent pour eux, réaliser leurs rêves, s’enrichir d’autres cultures… et savoir revenir régulièrement pour partager leur expérience avec les autres générations.

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