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L’Escale, ou l’évangélisation sans passer par la case messe

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AC Muller

Le père Grenet, fondateur de L'Escale, église Saint-Leu-Saint-Gilles (Paris 1er)

Valdemar de Vaux - publié le 01/10/22

Parce que la messe n’est pas toujours facile à proposer à quelqu’un qui n’aurait aucune connaissance du Christ, le pôle mission du diocèse de Paris a développé L’Escale, un lieu ouvert qui se veut le "seuil" de l’Église. Une initiative qui commence sa deuxième année.

Le père Grenet est docteur en théologie biblique. Sa thèse portait sur le livre des psaumes, si essentiel à la prière de l’Église. C’est peut-être la lecture du psaume 83 qui lui a donné l’idée de mettre sur pied L’Escale. « Oui, un jour dans tes parvis en vaut plus que mille. J’ai choisi de me tenir sur le seuil, dans la maison de mon Dieu, plutôt que d’habiter parmi les non croyants. » (83, 10). Cette initiative, en effet, est bien celle d’un seuil, porté par le pôle mission du diocèse de Paris, une structure fondée en 2019 pour soutenir l’évangélisation de la capitale.

Comme toutes les propositions du père Grenet et de son équipe, L’Escale veut aider chacun des fidèles du diocèse à être missionnaire. Notamment auprès des personnes qu’ils fréquentent et qui ne connaissent rien, ni à l’Église, ni au Christ. À de tels amis, collègues ou voisins, mais aussi à des personnes rencontrées lors de missions de rue, il n’est pas toujours facile de proposer d’aller à la messe, de but en blanc.

Pour laisser libres ceux qui sont invités sans s’empêcher de leur montrer la joie de la foi, à la suite du Christ.

Pour découvrir en douceur la prière des chrétiens donc, ce seuil, au sens propre du terme : un lieu qui invite et propose sans nécessité d’engagement. Pour laisser libres ceux qui sont invités sans s’empêcher de leur montrer la joie de la foi, à la suite du Christ.

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L’Escale, église Saint-Leu-Saint-Gilles (Paris 1er)

« Le cœur du réacteur pour nous consiste à conduire les gens vers un temps de prière guidée, un temps où nous les encourageons à dire quelque chose à Dieu. À ce moment-là, nous nous effaçons pour les laisser être en contact direct avec Dieu », résume Anne-Claire, engagée depuis le début dans ce projet. Lequel a déjà vécu, depuis sa création en septembre 2021, de beaux fruits, à l’exemple d’Amaury : « On m’a proposé L’Escale au bon moment de ma vie, alors que je commençais à me questionner sur ma relation à Dieu. Je m’y sens accueilli, des amitiés se nouent et cela me donne envie de me poser la question de la suite. »

Une liturgie en trois moments

Concrètement, cette liturgie d’initiation à la prière communautaire comprend trois moments. Les trois ingrédients d’une recette spirituelle : une louange belle et vivante, qui résonne avec la musique contemporaine, pour tourner les préoccupations de chacun vers le Seigneur ; un enseignement à partir des Écritures, parce que Dieu parle à chacun ; un temps de rencontre fraternelle, parce que la foi sans la charité est morte (cf. Jc 2, 17). La liturgie est d’ailleurs suivie, pour ceux qui le souhaitent, d’un verre informel, occasion de rencontrer des catholiques et de poser des questions.

Un succès fondé sur la convivialité

Cette combinaison séduit Léo, qui vient de temps en temps à L’Escale et qui note l’importance de la convivialité : « Je ne peux qu’appuyer le fait que c’est un super moment. L’équipe est chaleureuse, les louanges accessibles à tous et le lieu super. Quand on vient à l’Escale, on vient prendre un temps pour soit, avec Dieu si l’on sent sa présence mais avant tout on y partage un moment de réflexion et de joie gratuite avec de belles personnes. » Mais le Seigneur en profite aussi pour évangéliser les organisateurs. Anne-Claire en repart, elle aussi, revigorée : « Il est toujours beau pour nous de vivre ce moment, de voir tous ces visages recueillis, ces quelques larmes qui coulent parfois, et qui manifestent clairement l’action de Dieu dans les cœurs. »

L’organisation et l’animation de cette liturgie originale demande l’investissement d’une quinzaine de personnes. Un nombre conséquent qui répond à la volonté de proposer quelque chose de qualité, à travers la musique et l’accueil notamment. Il y a un an, vingt personnes répondaient à l’appel le dimanche de 17h30 à 18h30 pour un premier contact avec Dieu à l’église Saint-Leu-Saint-Gilles (Paris Ier). Une église qui a l’avantage d’être en plein cœur de la capitale, tout proche des Halles. Avant l’été, ils étaient autour de soixante. Combien seront-ils la 9 octobre, en ce début de nouvelle année scolaire ? Dieu seul le sait, et les attend.

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ÉvangélisationLiturgieMesseParis
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