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Revue de presse : Les chrétiens du Golfe gagnent en reconnaissance

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Mazen Mahdi / AFP

L'église Notre-Dame d'Arabie (Bahreïn).

La rédaction d'Aleteia - publié le 29/09/22

Chaque jour, Aleteia vous propose une sélection d'articles de la presse internationale concernant l'Église et les grands débats qui préoccupent les catholiques à travers le monde. Les opinions et les points de vue exprimés dans ces articles ne sont pas ceux de la rédaction.

Jeudi 29 septembre 2022

1 – Les chrétiens du Golfe gagnent en reconnaissance
2 –  La lente évolution des relations entre les juifs et le Vatican
3 – Une messe en hommage à la reine Elizabeth II organisée à Rome
4 – Pourquoi les « tradis » cherchent à ancrer l’avenir de l’Eglise dans le passé
5 – L’Église a besoin du travail des femmes mais prête peu d’attention à leur voix

1Les chrétiens du Golfe gagnent en reconnaissance

Alors que le Saint-Siège vient d’annoncer officiellement le voyage du pape François à Bahreïn, l’Association du Traité de l’Atlantique publie une étude sur la situation actuelle des chrétiens du Golfe, région où ont émigré de nombreux chrétiens du monde arabe ces dernières années. Contrairement à de nombreux pays du Moyen-Orient, peut-on lire, la péninsule semble « un refuge sûr ». Mais cela ne signifie pas que la région soit un cas d’école de coexistence idéale, notamment sur des questions telles que la construction d’églises et la liberté de culte. L’histoire de la présence chrétienne dans le Golfe remonte au IVe siècle après J.-C. Cependant, la naissance et l’expansion de l’islam au 7e siècle après J.-C. ont freiné tout développement ultérieur du christianisme dans la région. Dans les premiers temps de l’islam,  les chrétiens de la péninsule Arabique n’avaient que deux choix : se convertir à l’islam ou partir. Malgré cela, le Vatican a maintenu une présence institutionnelle dans la région. Bien que l’on ne dispose pas de données démographiques fiables sur la taille des communautés chrétiennes de la région, on pense qu’elles constituent entre 5 et 10% de la population totale du Golfe. La plupart des chrétiens de la péninsule sont issus de la population migrante (en particulier des pays asiatiques), le nombre de chrétiens natifs du Golfe étant estimé à quelques centaines au maximum (principalement au Koweït, au Sultanat d’Oman et à Bahreïn). Au Koweït, on estime leur nombre à 350.000 fidèles, soit 6 % de la population totale ; à Oman, les chrétiens représenteraient 2,5 % de la population ; aux Émirats arabes unis, sur une population de six millions d’habitants, on compte environ 1.500.000 chrétiens (dont 20% de catholiques). Au Qatar, 110 000 personnes sur un total de 1.200.000 habitants sont catholiques. A Bahreïn, sur un million d’habitants, 65.000 sont catholiques. Bahreïn est un lieu historique pour le christianisme dans le Golfe : « Bet Qatraye », le nom de la province ecclésiastique qui couvrait l’actuel Bahreïn, était un centre important du nestorianisme au Ve siècle. Persécutés par l’Empire byzantin, les nestoriens ont trouvé refuge dans la province incontrôlée de Bahreïn. Les noms contemporains de certains villages du royaume témoignent de l’empreinte chrétienne — par exemple, Al Dair (« le monastère » en arabe) sur la côte nord de l’île de Muharraq. Bahreïn a également été le premier pays du Golfe à construire une église en 1906, lorsque Bahreïn était un protectorat du Royaume-Uni. Les politiques du Golfe concernant la communauté chrétienne varient fortement d’un pays à l’autre. En Arabie Saoudite, la charia influence la jurisprudence. Aux Émirats arabes unis, les conditions de vie des chrétiens sont parmi les meilleures de la région. Les chrétiens n’occupent généralement pas de position importante dans l’État, sauf quelques exceptions comme Alice Samaan, une politicienne fille d’immigrants chrétiens de Syrie et devenue en 2005 la première femme à présider une session du Parlement bahreïni. 

Association du Traité de l’Atlantique, anglais

Le grand-rabbin de Rome, Riccardo di Segni, co-signe avec  l’historien Fredric Brandfon un article d’une grande densité revenant sur plusieurs siècles d’ambiguïté dans les relations entre les papes successifs et la communauté juive de Rome. La communauté juive de Rome, dont la présence remonte à 139 avant Jésus-Christ, a en effet tenu au fil des siècles des relations complexes avec le pape, entre respect et hostilité. Signe de cette ambiguïté, un étrange rituel marqua les couronnements de plusieurs papes, à partir d’Eugène III en 1145 : l’offrande d’un rouleau de la Torah au nouvel évêque de Rome, qui acceptait ce cadeau tout en délivrant un message de dénonciation du judaïsme. Un témoin du couronnement d’Innocent VIIII, en 1484, rapporta l’esprit des mots prononcés par la communauté juive, dont il ne reste toutefois aucune trace écrite directe : « Saint-Père, au nom de notre synagogue, nous, hommes hébreux, implorons que Votre Sainteté daigne confirmer et approuver la Loi mosaïque, que Dieu tout-puissant a donnée à Moïse, notre berger sur le mont Sinaï, comme les autres pontifes suprêmes, prédécesseurs de Votre Sainteté, l’ont confirmée et approuvée. » Mais ces mots  suscitaient alors un rejet explicite de la part des papes. Les paroles de Boniface VIII en 1295, relues à la lumière de la pensée actuelle, semblent relever d’un antisémitisme viscéral: « Le Dieu que vous connaissiez autrefois, vous l’ignorez aujourd’hui. Vous étiez son peuple et vous êtes devenu son ennemi. (…) Vous avez rejeté Celui qui est venu parmi son peuple et mis à mort Celui qui a versé son sang pour vous. Cette ignorance du sens de l’Écriture vous conduira à la perdition. Repentez-vous si vous voulez, au jour du jugement, partager le sort des justes que le Seigneur accueille dans la gloire à cause de leurs mérites. »

Cette vision perdurera plusieurs siècles. Ainsi, le couronnement de l’éphémère pape Pie VIII, en 1829, s’accompagna du baptême d’un juif converti. Mais les pontificats récents ont marqué un tournant. Le rabbin Riccardo di Segni, en poste depuis 2001, assure avoir été « personnellement témoin de nombreuses surprises« . Il se souvient notamment d’un échange fraternel et spontané avec le pape François, quelques jours après son élection en 2013. Même si « la confrontation entre deux mondes est toujours difficile », le grand-rabbin de Rome remarque que si « en météorologie, le réchauffement climatique est une source de préoccupation, dans les relations religieuses, la perspective est différente : le réchauffement est souvent une chose positive », se réjouit-il.

Tablet Mag, anglais

3ET AUSSI DANS LA PRESSE INTERNATIONALE…

Une messe en hommage à la reine Elizabeth II organisée à Rome

Le nouveau cardinal britannique Arthur Roche, préfet du dicastère pour le Culte divin, a célébré le 28 septembre à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs une messe à la mémoire de la reine défunte Elisabeth II. Organisée à l’initiative de plusieurs ambassades des pays du Commonwealth, cette messe s’est conclue — fait inhabituel dans une liturgie catholique — par le chant « God save the King ».

Vatican News, français

Pourquoi les « tradis » cherchent à ancrer l’avenir de l’Église dans le passé

Derrière les batailles liturgiques se cache la recherche d’un catholicisme plus « pur », explique un article du magazine US Catholic. Dans le contexte d’un monde devenu de plus en plus complexe et instable, la nostalgie du langage pré-conciliaire se répand parmi de nombreux catholiques motivés par un idéal de pureté, mais qui risquent de négliger l’attention aux personnes extérieures à leur cercle, avertit US Catholic.

US Catholic, anglais

L’Église a besoin du travail des femmes mais prête peu d’attention à leur voix

Le site lié à l’archidiocèse de Madrid évoque les nombreuses interrogations sur la place des femmes dans l’Église catholique, qui ont été exprimées durant la phase diocésaine du Synode sur la synodalité. Partout, les femmes jouent « un rôle vital » dans la vie de l’Église mais elles n’ont pas toujours accès à des fonctions de leadership, est-il rappelé.

Alfa & Omega, espagnol

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