Aller au contenu principal

A-t-on besoin d’une bénédiction si on ne communie pas ?

4 min de lecture
CONFIRMATION

Crédit : Pascal Deloche / GODONG

Sacrement de la confirmation.

Il est des gestes liturgiques que l’habitude nous empêche de questionner. Par exemple, il semble évident que celui qui ne communie pas, quelle qu’en soit la raison, va recevoir une bénédiction. Une pratique qui n’est pas mentionnée par le missel. Décryptage.

Partager sur :

Du petit enfant qui n’a encore jamais communié à l’adulte conscient de ne pas être prêt à accueillir Jésus dans l’hostie, il est courant de voir se présenter devant le ministre qui distribue la communion des personnes les bras croisés sur la poitrine. Au lieu du Corps du Christ, réellement présent dans le petit bout de pain qu’est l’hostie, ils viennent recevoir une bénédiction. Qui n’est jamais tout à fait la même, dans les mots et les gestes, allant du signe de croix sur le front à l’imposition du ciboire sur la tête.

Quand on ouvre un missel, on comprend cette diversité. Aucune phrase ne mentionne la manière concrète de distribuer la communion et, a fortiori, le cas de ceux qui viennent sans vouloir communier. Même le texte Redemptionis Sacramentum, écrit de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements et datant de 2004, précis et rigoureux, ne parle pas du sujet. La liturgie ne semble donc pas prévoir cette situation, peut-être parce que le geste accompli ne correspond pas toujours au désir qu’il exprime.