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Elisabeth II, la reine qui croyait à son rôle

6 min de lecture
królowa Elżbieta II wychodzi z katedry św. Pawła w Londynie

Crédit : Alastair Grant/AP/East News

Elisabeth II, cathédrale Saint-Paul (Londres), 5 juin 2012.

C’était une personne et une institution. Pour Louis Daufresne, on ne peut pas comprendre le prestige de la reine qui régna soixante-dix ans sans éluder le fond de la question : Elisabeth II, l’Angleterre et la monarchie ne faisaient qu’un.

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Les médias en font-ils trop sur la reine Elisabeth II ? La séquence de sa mort scandalisa le public de France Info, au point que Franck Mathevon, directeur de l’information internationale de Radio France, dut en répondre dans le rendez-vous avec la médiatrice, Emmanuelle Daviet. Que disent les messages des auditeurs ? "Nous ne sommes pas anglais. Les valeurs de la monarchie sont très discutables. Notre peuple a lutté pour s’en libérer. Que de louanges, de discours pontifiants, arrêtez tout ce cirque médiatique ! [...] Dans un pays républicain, comment est-ce possible d’encenser autant cette personne et [...] cette monarchie d’un autre temps ?"

Réponse de Franck Mathevon : "Notre mission, ce n’est pas d’être royaliste, c’est de décrypter le rôle qu’a pu jouer la reine pour fédérer son peuple." Cet événement justifiait évidemment une édition spéciale. Avec le Pape et Ronaldo, Elisabeth II était une figure planétaire. En soixante-dix ans de règne, son image accompagna la vie de tous les continents sur plusieurs générations. Mais il y a mieux que le prestige et la notoriété, il y a la prestance et la constance. Si les deux premiers proviennent du statut, les deux autres dépendent de la personne.