A l’heure où la fidélité est parfois mal comprise, Mgr Guillaume Derville, théologien, fait un vibrant plaidoyer en faveur de la fidélité.
Dans le mariage, en amitié, dans la vie professionnelle, envers Dieu… La fidélité est vécue, et parfois éprouvée, en de nombreux endroits. Pourquoi est-il bon de la cultiver? En quoi la fidélité est-elle désirable? Mgr Guillaume Derville, membre du conseil scientifique de l’Université pontificale de la Sainte-Croix (Rome) et auteur de Un seul cœur pour aimer (Le Laurier) apporte à Aleteia de précieuses réponses. Selon lui, la fidélité, à laquelle tout être humain aspire du plus profond de son cœur, mène à la joie et au bonheur. Entretien.
Aleteia : La fidélité n'est pas vraiment "à la mode" aujourd'hui (tout est accessible, comparable, jetable, interchangeable...). Mais selon vous, c'est une vertu à cultiver, pourquoi ?
Mgr Guillaume Derville : Nous vivons un changement de civilisation, mais chaque personne reste fondamentalement humaine. Dans une société où tout change vite, chacun aspire à une certaine stabilité. Nous nous épanouissons si nous sommes aimés. Si la fidélité est une forme de perfection de l’amour, nous constatons que toute personne aspire à un amour pour toujours. Personne ne supporte d’être trompé. L’infidélité engendre le désamour, la méfiance, le pessimisme. Il me semble qu’il y a une forme de paradoxe : d’une part un profond désir de fidélité, inscrit dans le cœur de l’homme, et d’autre part une réalité qui n’est pas à la hauteur, comme le montre le nombre élevé de divorces. La fidélité n’est pas immobile, mais dynamique : elle se cultive.












