Derrière la dialectique manipulatrice du Planning familial, se trouvent le déni de notre nature sexuée et le rejet du corps humain. Un transhumanisme fantasmatique, dénonce le cofondateur du Courant pour une écologie humaine Tugdual Derville, qui veut affranchir l’humanité… de son humanité.
Secouez, choquez, semez le trouble, sans rien craindre de votre outrance, il en restera toujours assez pour qu’avancent vos idées chez ceux qui leur résistent. Tel est le principe de base de l’agit-prop dont nous venons d’assister à une démonstration magistrale cet été, avec l’affiche polémique du Planning familial dite "de l’homme enceint". Paradoxalement, pour entamer le processus qui conduira à habituer les esprits à l’impensable, il est essentiel de provoquer le plus de stupeur possible. Plus l’onde de choc initiale sera grande, plus ce qui est asséné nous paraîtra absurde, plus nous serons déstabilisés, plus l’évidence vacillera.
À ce titre, le mal est fait. Il suffit de voir énoncé et illustré ce prétendu "homme enceint" — aussi ridicule soit-il — pour qu’immédiatement le grand ahurissement fasse place à l’accoutumance partielle. L’expérience le montre : devant les pires dérives, la surprise est par essence éphémère, tandis que l’habitude est notre pente naturelle. La formule "l’homme enceint" assortie d’une image impose l’idée, et même si la réalité — qui lui est supérieure — la contredit, l’idée s’impose. Il fallait que cela fasse du bruit. Bref, cette idée folle d’un "homme enceint" ne vous choquera jamais autant qu’elle ne vient de vous choquer. Bravo le Planning !












