Aller au contenu principal

La visite du Pape à L’Aquila, un signal vers une renonciation ?

5 min de lecture
AQUILA-shutterstock_1286904670.jpg

Crédit : Shutterstock

Intérieur de la basilique Sainte-Marie de Collemaggio, L'Aquila (Italie).

Le pape François se rendra ce dimanche 28 août à L’Aquila, ville de 70.000 habitants dévastée par un séisme qui fit plus de 300 morts en 2009. Outre un hommage aux victimes de cette catastrophe, le Pape ouvrira la Porte Sainte du Pardon célestinien, institué au début de son pontificat par le pape Célestin V, qui renonça à sa charge après cinq mois de règne en 1294.

Partager sur :

Le Pape du "grand refus" : c’est ainsi que l’Histoire qualifie saint Célestin V, un pape ermite qui ne régna que quelques mois, de juillet à décembre 1294, avant de renoncer à sa charge à l'âge de 85 ans, une longévité rarement atteinte à l’époque.

Canonisé moins de vingt ans plus tard, ce moine bénédictin fait l’objet d’une grande vénération dans les Abruzzes mais fut quelque peu oublié au niveau de l’Église universelle, jusqu’au geste prophétique de Benoît XVI, qui déposa en 2009 sur la châsse de Célestin V son pallium reçu lors de sa propre messe d’installation. Quatre ans plus tard, ce geste fut compris comme une annonce de sa propre renonciation.