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Revue de presse : Le Pape doit-il excommunier le président nicaraguayen Daniel Ortega ?

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ORTEGA

Cesar PEREZ / Nicaraguan Presidency / AFP

Le président du Nicaragua Daniel Ortega (droite) accompagné de la vice-présidente, Rosario Murillo (gauche).

La rédaction d'Aleteia - publié le 23/08/22 - mis à jour le 23/08/22

Chaque jour, Aleteia vous propose une sélection d'articles de la presse internationale concernant l'Église et les grands débats qui préoccupent les catholiques à travers le monde. Les opinions et les points de vue exprimés dans ces articles ne sont pas ceux de la rédaction.

Mardi 23 août 2022

1- Le Pape doit-il excommunier le président nicaraguayen Daniel Ortega ?
2- Le père Lombardi revient sur ses années de service auprès de trois papes
3- L’impôt ecclésiastique en Allemagne ne mérite pas sa mauvaise réputation

1Le Pape doit-il excommunier le président nicaraguayen Daniel Ortega ?

Pour nombre d’observateurs, la situation au Nicaragua – dont l’arrestation d’un évêque, des déclarations hostiles du gouvernement contre l’Église, etc –, exigent désormais « une position claire et sans équivoque » du Pape. Le Catholic Herald suggère qu’ »il est peut-être temps d’excommunier – ou de menacer d’excommunication – le président Ortega et de nombreux membres de son entourage ». Si François et le Vatican se sont déjà exprimés sur la question, notamment lors de l’Angélus de dimanche dernier, « cette reconnaissance ne semble pas non plus à la hauteur de l’horreur de ce qui se passe dans le pays », estime le média britannique. Le pape craint peut-être que cela n’exacerbe les tensions, mais il semble que le bateau ait déjà coulé, ajoute-t-il. Pour le Catholic Herald, le Vatican devrait « reconnaître que l’Église constitue la principale opposition démocratique à Ortega et – comme dans le cas de la Chine – une menace pour la tyrannie d’État puisqu’elle agit comme un contre-pouvoir au régime et un point de convergence alternatif pour la loyauté ». Il critique au contraire vertement « un Vatican qui s’accommode toujours du Parti communiste chinois (PCC) par le biais d’un accord qui n’a pas fait grand-chose pour mettre fin à la persécution des catholiques, et qui ne fait rien non plus pour dénoncer la persécution des chrétiens dans le monde entier ». 

Catholic Herald, anglais

L’ancien directeur de Radio Vatican et du Bureau de presse du Saint-Siège fêtera ses 80 ans ce lundi 29 août. Le jésuite italien, qui a servi Jean Paul II, Benoît XVI et François revient sur son long et étonnant parcours dans un entretien au quotidien de l’épiscopat italien. De formation scientifique, diplômé en mathématiques à l’université de Turin en 1969, puis ordonné prêtre en Allemagne en 1972 où il était l’aumônier des expatriés italiens, le père Federico Lombardi n’était pas prédestiné à servir la communication des papes mais son chemin l’a progressivement conduit à incarner avec efficacité et bienveillance la fonction de “porte-parole” du pape en tant que directeur du Bureau de presse du Saint-Siège entre 2006 et 2016. Son quart de siècle à la direction de Radio Vatican, de 1990 à 2016, a également marqué toute une génération de journalistes. S’il fut particulièrement proche de Benoît XVI et le demeure en tant que président de la Fondation Ratzinger, il a également servi le pape François durant les trois premières années de son pontificat, avec qui il partage « le langage de la spiritualité ignatienne ». Il souligne le « vent de fraîcheur » que le pape argentin a apporté à l’intérieur et à l’extérieur de l’Eglise. Quelques jours avant de franchir le double cap des 80 ans et des 50 ans de sacerdoce, le père Lombardi se montre serein. « Je vis avec espérance et foi mon ministère en regardant sans nostalgie le passé glorieux de mon Ordre », et « en nourrissant toujours la confiance dans le futur de l’Eglise, et de qui viendra après moi », assure-t-il.

Avvenire, italien

3L’impôt ecclésiastique en Allemagne ne mérite pas sa mauvaise réputation

La polémique concernant l’emploi de 820.000 euros par le l’archidiocèse de Cologne pour des conseils en communication au cardinal Rainer Maria Woelki – alors fragilisé par la crise des abus dans son diocèse – jette le discrédit sur l’utilisation de l’argent par l’Église allemande. Pour Christof Haverkamp, auteur de cette tribune, porte-parole de l’Église catholique de Brême, l’impôt ecclésiastique est remis en cause à travers cette affaire. Selon un sondage, 67 % des Allemands soutiennent d’ailleurs l’abolition de la taxe ecclésiastique. Cependant, Christof Haverkamp rappelle tous les services accomplis par les diocèses allemands grâce à l’argent provenant de cet impôt. Aides aux réfugiés, aux sans-abri, écoles, crèches, services culturels et pastoraux : l’État allemand trouve aussi son compte à déléguer une partie de ces services. Il conclut : « Le système fiscal de l’Église a fait ses preuves. Cependant, le contrôle peut être amélioré, tout comme la transparence des dépenses ».

Katholisch.de, allemand

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