Lorsque l’âge avance, la plupart des personnes commencent à être confrontées à la spirale des disparitions de leurs meilleurs amis, les uns après les autres… Au-delà du chagrin provoqué par chacune de ces pertes, c’est un vide qui s’installe. Une solitude où la personne se sent à son tour "la prochaine sur la liste". Quelques conseils pour l’aider à ne pas sombrer dans le désespoir.
"C’est tout juste il y a trois mois que j’ai perdu Anne, ma dernière amie emportée par les complications post Covid-19. C’est fini. Il ne reste plus personne de mon cercle. Juste moi, la prochaine sur la liste", confie Marie, veuve de 69 ans. "J’essaie de ne pas trop le montrer à ma fille ni à mes petits-enfants, mais je me sens terriblement peinée. C’est elle qui me soutenait beaucoup, c’est elle qui me donnait le courage d’avancer, c’est avec elle que je pouvais parler de tout."
Sa fille Dorothée, 35 ans, mère de deux petits garçons, s’inquiète de voir sa mère s’installer dans un grand vide. Elle explique de son côté que les deux amies étaient inséparables. Voisines, elles s'appelaient régulièrement et se voyaient au moins deux fois par semaine. Leur lien d'amitié était si puissant que Dorothée ainsi que ses enfants la considéraient un peu comme une tante. "Nous lui rendions souvent la visite, apportions des gâteaux, passions des coups de fil de temps en temps", poursuit-elle en soulignant à quel point elles étaient proches l’une envers l’autre.















