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Alexandra Dabas

Alexandra quitte sa carrière prometteuse pour vivre dans la cité d’Aubervilliers

À l'occasion de la semaine missionnaire du 15 au 22 octobre 2023, Aleteia vous invite à découvrir chaque jour le portrait d’une ou de plusieurs personnes qui se mettent au service de leur prochain près de chez eux. Missionnaire de Misericordia, Alexandra Dabas confie comment elle a quitté une carrière prometteuse dans la fonction publique pour témoigner de sa foi auprès des plus pauvres de la cité d’Aubervilliers.

6 min de lecture

Source: courtesy of Alexandra Dabas

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On se retrouve au bord de la Seine du côté du XVème arrondissement de Paris. Une idée plausible en pleine canicule. Mais le choix d’Alexandra n’est pas anodin : elle me donne rendez-vous à bord de Thalassa, la célèbre péniche de l'émission maritime phare de Georges Pernoud. Amarrée quai Liberté, dans le port de Javel, elle appartient aujourd’hui à l’association Wake up Café qui aide des personnes détenues à se reconstruire à leur sortie de prison. "Au-delà de siroter une limonade bien fraîche au bord de l’eau, cette initiative m’inspire beaucoup pour ma propre vie : trouver le meilleur moyen d’être au service de l’autre et de la société. Ce sens du service, je l’ai peut-être trouvé en commençant dans quelques semaines une nouvelle vie", explique-t-elle enthousiaste et étonnamment mature pour ses 24 ans.

Née à Belfort, Alexandra grandit dans une famille militaire, avec, par définition, un style de vie nomade. Son père change de mission tous les deux ans, la famille nombreuse avec ses six enfants suit le mouvement. "C’était une vie assez particulière : j’ai compté tous les déménagements dans ma vie : 23 déjà alors que je n’ai que 24 ans !", confie-t-elle à Aleteia. D’où l’importance, précise-t-elle, que ses parents, catholiques pratiquants, se sont toujours appuyés sur la foi au quotidien. "C’était le point central de notre éducation, rassurant et stable. Je me sentais accompagnée, malgré notre vie nomade. On faisait la prière le dimanche soir. Cette "base vivante" de notre vie familiale m’a beaucoup marquée. Elle protégeait de beaucoup de choses et nous aidait à apprendre à s’aimer à l’état brut", poursuit-elle.