Alors que s’est clôturé en ce lundi 15 août la phase nationale du synode, certains sujets souvent évoqués commencent déjà à susciter des débats. Explications.
Pas une seule mention du "salut", et seulement huit du Christ, dans un document de douze pages. A contrario, les "femmes" sont évoquées vingt fois – six pour les "hommes". Si le chiffre peut paraître anecdotique, il résume bien les réticences suscitées par le synode sur la synodalité dans l’Église de France.
D’abord parce que l’expérience serait trop horizontale, alors que l’Église doit proclamer la Bonne nouvelle du salut, révélée en Jésus. Le processus, qui consistait à se regrouper en équipe pour parler de l’Église et évoquer joies, besoins et souffrances a pu laisser sceptiques ceux pour qui elle est avant tout un don du Père pour parvenir au ciel. Si la démarche fait appel au discernement grâce à l’Esprit saint, elle a pu devenir l’occasion de doléances parfois éloignées du souffle divin. Mgr Marc Aillet rappelle à ce sujet, dans le journal du diocèse de Bayonne de juillet, une citation de saint Antoine de Padoue : "Heureux celui qui parle selon le don de l’Esprit et non selon son propre sentiment".








