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Au Bangladesh, les églises sont trop petites

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Intérieur de la nouvelle église consacrée à Mère Teresa dans le village de Chiargaon (Bangladesh).

Maria Lozano - AED - publié le 23/07/22 - mis à jour le 22/07/22

Les catholiques du Bangladesh représentent une petite minorité dans le pays à majorité musulmane et vivent essentiellement dans des régions très reculées. Pauvres, ils travaillent comme journaliers ou sont paysans et cultivent de petits terrains. Pourtant, le pays témoigne d’un fort dynamisme missionnaire nécessitant la construction de nouvelles églises. C’est ce qu’a fait Solomon Hasdak, 70 ans, en participant à l’agrandissement de l’église de son village natal.

Solomon Hasdak, 70 ans, est né à Chiargaon, dans le district de Dinajpur, au nord du Bangladesh. Il a été amené à déménagé pour pouvoir continuer sa carrière dans la police. Quand il revient en 2010 pour des funérailles, il est attristé de constater que les fidèles sont obligés de se battre pour avoir une place dans la petite chapelle aux murs de torchis. « Des centaines de catholiques de différents villages se sont rassemblés et ont presque dû lutter pour trouver un endroit où s’asseoir, beaucoup ont été forcés de rester dehors. La scène m’est restée en tête et j’ai décidé de faire quelque chose à ce sujet », se souvient Hasdak.

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Solomon Hasdak au centre.

Le village compte environ 120 catholiques, qui font principalement partie des ethnies Santal et Oraon, et le village voisin compte encore une centaine de fidèles. Les catholiques locaux se rassemblent dans la chapelle le dimanche pour prier et, une ou deux fois par mois, un prêtre de la paroisse principale se rend dans le village pour y célébrer la messe. Lors des grandes célébrations telles que Pâques, Noël, ou lors des funérailles, les fidèles ne peuvent assister à la célébration que de l’extérieur. 

Solomon Hasdak décide alors de faire don de terrains ayant appartenu à sa famille pour que l’église puisse s’étendre. Il a également offert plus de 1.000 dollars pour démarrer les travaux. Mais la construction a pris du temps. Le diocèse a finalement réussi à terminer la rénovation de la chapelle, et Solomon Hasdak a fait don de près de 3.000 dollars de plus pour les équipements électriques, dont des lampes et des ventilateurs, et certains articles religieux et liturgiques tels que deux statues, des calices et des ciboires. 

Après dix ans, le rêve se réalise

Le travail a été difficile, mais dix ans après le début du projet, le 12 janvier 2022, Mgr Sebastian Tudu a béni et inauguré la nouvelle église, consacrée à Mère Teresa de Calcutta. Des centaines de fidèles ont assisté à l’événement. Alors que l’ancienne église ne pouvait pas accueillir plus de 40 personnes, plus de 200 personnes peuvent désormais s’asseoir confortablement dans le nouveau bâtiment, qui a des murs de briques et un toit en tôle. 

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L’extérieur de la nouvelle église consacrée à Mère Teresa.

 « Il est peu probable que je retourne vivre dans ce village, mais je suis très heureux d’avoir pu aider à la construction de l’église qui est devenue un symbole d’espérance et de force spirituelle pour les villageois pauvres », explique l’ancien policier. 

Des voisins, comme par exemple Milon Mardy, sont fiers de disposer d’un nouveau lieu de culte grâce à la générosité d’un fils de la ville. « La vieille église était petite et en ruines. Les villageois sont pauvres et n’avaient pas les moyens nécessaires pour financer la rénovation. Nous sommes maintenant fiers d’avoir une belle église grâce au soutien de Solomon Hasdak et du diocèse », déclare Mardy, 27 ans.

La plupart des catholiques ont très peu de ressources, il est donc rare que les laïcs catholiques puissent financer la construction d’une église.

Les catholiques bangladais sont une petite minorité dans un pays à majorité musulmane, et la plupart d’entre eux sont pauvres et vivent dans des régions très reculées. Les gens travaillent comme journaliers, ou sont paysans et cultivent leurs petits terrains. Ils vivent tous au jour le jour. « La plupart des catholiques ont très peu de ressources, il est donc rare que les laïcs catholiques puissent financer la construction d’une église. La générosité de Salomon Hasdak est quelque chose de vraiment extraordinaire », explique le père Samson Marandy, prêtre du diocèse. 

Bien qu’il soit difficile de trouver, parmi les fidèles, d’autres « Salomon Hasdak » capables d’offrir une aide si généreuse, les catholiques du Bangladesh ont un grand désir d’avoir des églises propices à la prière. L’Aide à l’Église en Détresse (AED) a ainsi financé, au cours des dix dernières années, la construction ou rénovation de près de 60 églises et chapelles dans le pays.

Inondations et bâtiments délabrés

Plusieurs projets concernent le diocèse de Dinajpur. La Fondation a soutenu en 2021 la rénovation de l’église ainsi que du presbytère paroissial de Notre-Dame des Douleurs à Mariampur, la paroisse principale qui se trouve à douze kilomètres de Chiargaon. La Fondation a également soutenu la construction d’une nouvelle chapelle à Noyanagar près de la frontière avec l’Inde, car l’ancienne chapelle était dans un état déplorable après avoir subi des inondations en 2017. 

Un autre exemple est la construction d’une nouvelle chapelle à Sonka, à une centaine de kilomètres de Mariampur. Les familles catholiques et les nombreux catéchumènes de ce village se rassemblaient pour prier dans une petite chapelle construite en 1966, et qui était totalement en ruines et en train de s’effondrer. Le 21 février 2021, Mgr Sebastian Tudu a pu inaugurer la nouvelle église.

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