On se retrouve au pied de l'église Saint-Étienne-du-Mont, pour aller s'installer juste à côté, à la terrasse d'un café-librairie, un lieu plein de charme au cœur du cinquième arrondissement de Paris, tout près du Panthéon. C'est ici que nous a donné rendez-vous Marie Lussignol, cette comédienne remarquée très tôt par Michael Lonsdale et qui a multiplié les rôles de grandes figures chrétiennes : sœur Faustine, Jeanne d’Arc, Thérèse de l’Enfant-Jésus... Elle a aussi joué des rôles premiers dans des pièces de théâtre aux noms évocateurs : "La Boutique de l’orfèvre" de Karol Wojtyla ou encore "L’Annonce faite à Marie" de Paul Claudel…
À la veille de son départ pour le Festival Off d'Avignon (qui débute ce jeudi 7 juillet, ndlr), un grand sourire, le regard très vif et attentif à la fois, Marie se met à l'écoute de nos questions. Après un rire pour toute première réponse, très vite, chacun de ses mots éclaire et donne un relief étonnant à cet échange.
Aleteia : Vous habitez rue de la Montagne-Sainte-Geneviève à Paris et le clocher de l’église Saint-Étienne-du-Mont vous sert de paysage. C’est d’ailleurs au pied de cette magnifique église que nous nous retrouvons… Est-ce un hasard ?
Marie Lussignol : Quand je cherchais un appartement, j’ai écrit une lettre à saint Joseph pour avoir une vue sur l’église. Le vœu a été exaucé au delà de mes espérances : de chez moi, je vois non seulement le clocher de l'église, mais j’entends aussi les cloches sonner. Cela me permet d’être en relation avec la voix divine. Les cloches sont rassurantes aussi, elles nous invitent à la spiritualité.
















