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MARY-GEORGES CRESSONNIER

Avoir un saint dans son arbre généalogique, un héritage spirituel à transmettre

Trésor familial ou obligation d’être à la hauteur ? Quelle place un aïeul saint occupe-t-il dans la vie spirituelle de ses descendants ? Constance se confie à Aleteia sur son ancêtre, l’abbé Mary-Georges Cressonier, missionnaire et martyr du Vietnam. Un héritage spirituel qu’elle veut faire vivre auprès de ses enfants comme bien au-delà du cercle familial. Témoignage.

7 min de lecture

Source: courtesy of Constance de Cacqueray

Prière du soir en famille. Au coin prière la photo de l'oncle abbé Mary-Georges Cressonnier.

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Parmi les descendants de ceux qui ont été reconnus pour leur héroïcité, leur martyre ou leur sainteté, certains deviennent les dépositaires de leur message. S’ils ne sont pas les seuls à connaître la vie de leur "saint de famille", ils ressentent un devoir de faire vivre cet héritage spirituel. Chez Constance, c’est son grand-oncle Mary-Georges Cressonier (1908-1968), prêtre martyr des Missions étrangères de Paris (MEP) qui veille sur la famille. "Oncle abbé", car c’est ainsi que l’appellent affectueusement tous les membres de sa descendance élargie (quelques centaines au total !), a été tué avec un autre missionnaire par les Viêt-Cong, à Hué, la ville impériale située au centre du Vietnam, le 13 février 1968. Profitant d’un semblant d’accalmie des combats, il a voulu visiter une communauté de religieuses dangereusement isolée. Le couvent déserté, le missionnaire a décidé de rapporter le Saint Sacrement dans un petit tabernacle fermé à clé. Le village, apparemment vide, renfermait des "tireurs isolés". Ils n'ont pas hésité à abattre les deux missionnaires en soutane, le Saint Sacrement en main… 

« Savez-vous, confie-t-elle entre de multiples anecdotes, quel est le dernier mot que l'oncle abbé a prononcé juste avant de mourir ? C’est le nom de « Jésus »…