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Jean-Charles de Castelbajac

Jean-Charles de Castelbajac : les JMJ, les anges et le “ciment de la foi”

Créateur de mode, dessinateur, artiste inclassable, précurseur infatigable… Jean-Charles de Castelbajac revient sur son univers artistique qu’il partage actuellement dans une exposition-atelier pour les enfants au Centre Pompidou à Paris. Surtout, il témoigne de son extraordinaire expérience des JMJ de Paris en 1997, qui a "changé sa vie comme sa façon de créer." Rencontre.

13 min de lecture

Source: courtesy of Jean-Charles de Castelbajac

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C’est dans son atelier au cœur du XVIIe arrondissement de Paris que Jean-Charles de Castelbajac nous reçoit. Cet artiste aussi libre qu’inclassable continue de construire un univers hors norme qui répond à son étonnant imaginaire. A 72 ans, toujours un pas en avance par rapport à son époque, il expérimente, se met en danger, en cherchant de nouveaux défis, très à l’aise dans le monde hyperconnecté d’aujourd’hui. Dans son atelier trône un collage qui prend une place centrale sur sa longue table en bois, avec au milieu, une colombe prête à s’envoler. Plus loin, un théâtre de silhouettes en carton entoure un Christ en Croix dont les couleurs illuminent toute la pièce. Et juste en face, sur la vitre de la fenêtre qui donne sur les toits des immeubles alentour, un ange lance un regard vers nous, comme s’il voulait donner le ton à notre rencontre. "Aleteia ? Oui, j’ai regardé, il faudrait que vous disiez à vos lecteurs que je suis candidat pour faire un projet de vitraux !", lance-t-il pour commencer, toujours prêt pour de nouvelles créations, avec l’enthousiasme de celui qui a gardé une âme d’enfant. Rencontre.

Aleteia : En quoi consiste votre exposition-atelier Peuple de demain, visible actuellement à la galerie des enfants du Centre Pompidou ?
Jean-Charles de Castelbajac : Pour Peuple de demain, c’est un souffle post-apocalyptique. On a vécu un peu une apocalypse avec le Covid, les relations coupées, le temps suspendu, les enfants enfermés…  J’ai conçu pendant cette période ce qui traduisait ma vision d’espérance, un remède pour retrouver un chemin possible vers le vivre ensemble. Pour mettre tout cela en place, j’ai utilisé des éléments que je connais bien : les signes, les emblèmes, les totems en vue de créer un langage universel avec un atelier de construction de drapeaux, une marelle qui produit des sons : celui de la découverte, de l’aventure, de la gentillesse, de l’espérance… Le compositeur Julien Granel a mis en sons mes couleurs et mes signes. Cette exposition est la cristallisation de la transmission, celle qui habite toute ma vie.