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Au 100e jour de la guerre en Ukraine, la prière de l’Église ne faiblit pas

Kobieta z różańcem

Ukrinform/East News

Agnès Pinard Legry - publié le 02/06/22 - mis à jour le 02/06/22

Ce vendredi 3 juin marque le 100e jour depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février dernier. Cent jours douloureux, déchirants qui ont été néanmoins habités par la prière de l’Église toute entière.

La prière, ultime recours et rempart face à la guerre en Ukraine ? Depuis le déclenchement du conflit le 24 février 2022, le pape François ainsi que les fidèles du monde entier ne cessent de prier pour le retour de la paix. Suivant très attentivement l’évolution de la situation, le Pape a dès le début tenu à répondre « à l’absurdité diabolique de la violence […] par les armes de Dieu » en organisant le 2 mars, jour de l’entrée en carême avec le Mercredi des cendres, une journée de prière et de jeûne. « Que la Reine de la paix préserve le monde de la folie de la guerre », a-t-il invoqué.

Au même moment, un incroyable élan de prière pour la paix en Ukraine a traversé des centaines de paroisses à travers le monde avec l’organisation de chapelets pour la paix, de veillée de prière, d’intentions lors de la prière universelle ou encore avec l’installation de drapeaux ukrainiens hissés à l’intérieur ou sur le fronton des églises etc. Un élan qui ne retombe toujours pas, cent jours après. Car oui, l’Église catholique a l’habitude de prier pour la paix. Une prière inlassable et incessante, qui se fait plus intense dans les périodes de troubles.

Une consécration historique

« La paix n’est pas tant une question de structures que de personnes. Il est certain que les structures et les procédures de paix – juridiques, politiques et économiques – sont nécessaires et, par bonheur, elles sont souvent présentes », rappelait avec justesse Jean Paul II en 2003 dans son message pour la journée mondiale de la paix. « Toutefois, elles ne sont que le fruit de la sagesse et de l’expérience accumulées au long de l’histoire à travers d’innombrables gestes de paix, posés par des hommes et des femmes qui ont su garder espoir sans jamais céder au découragement. Les gestes de paix naissent de la vie de personnes qui nourrissent en elles des attitudes constantes de paix. Ce sont des fruits de l’esprit et du cœur des artisans de paix. »

Près d’un mois après le début de la guerre, le 25 mars, le pape François a posé un autre geste historique en consacrant l’Ukraine et la Russie au Cœur immaculé de Marie. Porter à Dieu « le cri de douleur de tous ceux qui souffrent » et confier « l’avenir de l’humanité à la Reine de la paix », ce sont les termes choisis par le Pape dans son courrier envoyé aux évêques du monde (traduit en dix langues) afin d’expliquer le sens de cette consécration. Alors que le Pape a consacré ces deux pays lors d’une célébration pénitentielle à la basilique Saint-Pierre de Rome, le cardinal polonais Konrad Krajewski, ancien cérémoniaire de Jean Paul II et actuel aumônier du pape François, a prononcé cette même prière de consécration le 25 mars depuis le sanctuaire de Fatima.

Une attention quotidienne

Moins symboliques mais tout aussi essentielles, les prières et déclarations du pape François pour la paix en Ukraine ont été nombreuses ces dernières semaines au cours des audiences générales du mercredi, à l’issue de la prière de l’Angélus le dimanche, lors d’un voyage comme celui effectué à Malte en avril ou encore au détour d’une interview ou d’un échange avec d’autres prélats et hommes politiques.

Plus récemment, ce mardi 31 mai, le pape François a conclu le mois traditionnellement dédié à la Vierge Marie en lançant une nouvelle prière mondiale pour la paix en Ukraine. Les fidèles du monde entier étaient une nouvelle fois invités à s’unir en priant le chapelet avec l’évêque de Rome qui s’est rendu dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, au pied de la statue de Marie Reine de la Paix.

 « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé », peut-on lire dans la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 5, 20). La guerre en Ukraine se poursuit avec son lot quotidien de souffrances et de violences. Mais la prière pour la paix aussi, avec son cortège d’espérance et de douceur.

Dans l’horreur du conflit en Ukraine, des fragments d’espérance :

Tags:
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