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Connaître ses origines

6 min de lecture
GIRL

Crédit : Shutterstock | Tatyana Soares

Depuis 2014, un collectif d’associations célèbre le 30 mai comme la Journée mondiale pour le droit aux origines. Essayiste et pharmacienne, Blanche Streb s’étonne que la France reconnaisse le droit des enfants à connaître leurs parents tout en facilitant la conception volontaire d’enfants sans père ou sans mère.

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Nos questions existentielles font partie de notre histoire, de notre quotidien. Qu’elles nous fassent avancer, progresser ou reculer, elles expriment notre quête insatiable de sens, de vérité, de sérénité. Nos besoins d’enracinements, aussi, qu’on en ait conscience ou pas. Parmi elles, celle de nos origines est peut-être la plus flagrante. Savoir d’où l’on vient compte dans cette recherche du "qui suis-je ?" qui dure tant que dure la vie. Preuve en est, le succès massif des ventes de kits génétiques. Contre quelques dizaines d’euros et un peu de salive, des millions de gens dans le monde ont déjà sauté le pas pour découvrir de quels pays viennent leurs ancêtres, engraissant au passage ces entreprises dotées d’une puissance insoupçonnée générée par ces immenses "banques de données". 

Volontairement déracinés