L’abus spirituel est une volonté de puissance qui pousse à dominer autrui par orgueil et par désir de satisfaire son instinct de pouvoir sur les esprits et sur les âmes. Dans l’Église, explique le père jésuite Jean-François Thomas, l’autorité doit respecter la frontière entre le for interne et le for externe.
Les accusations répétées envers des hommes d’Église ces dernières décennies ont bouleversé bien des âmes et ont scandalisé bien des esprits. Jamais le mot abus n’a été autant employé désormais, quotidiennement, ceci débordant largement le cadre religieux. Si ce qui concerne le domaine sexuel a été longuement exposé et commenté, en revanche, la partie sans doute la plus importante du problème demeure immergée car elle touche à la sphère spirituelle, et là, il est plus compliqué de cerner ce qui est violation de la liberté et de la conscience. Pourtant le phénomène n’est pas nouveau, probablement aussi ancien qu’existe une relation spirituelle entre deux personnes.
“Le prêtre n’est pas là pour poser des idées mais pour aider la grâce.” Toute personne, homme ou femme, ayant reçu une charge touchant à la vie intérieure, devrait faire sienne ces mots sages et réalistes.










