La liberté des enfants de Dieu étant ce qu’elle est, rien ne nous est jamais imposé d’En-Haut et, même si le Ciel sait utiliser nos choix, bons ou mauvais, afin de nous conduire au salut, si nous l’acceptons, aucune contrainte divine ne s’exerce sur nous au cours de notre existence. Il est même troublant de constater, dans maintes vies de saints, à commencer par celle de Notre Dame, avec quelle délicatesse une échappatoire est toujours laissée. L’âme élue peut accepter l’offre qui lui est faite, le plus souvent d’aimer et de souffrir pour sauver les pécheurs et réparer les offenses infligées au Très Haut, en échange d’une gloire à venir accrue, comme elle peut préférer un sort plus commun mais moins douloureux à vues humaines.
Des situations de ce genre, nous en rencontrons tous, même si, sur l’instant, nous ne comprenons pas toujours que nous sommes à un carrefour et que le choix à opérer est crucial. C’est plus tard que l’on s’en rend compte. Ainsi, en 1885, Charles de Foucauld a-t-il failli s’engager dans une tout autre voie que celle qui sera la sienne, et, sans le mécontentement familial, qui sait ce qu’il serait devenu ? À la différence d’autres épisodes de la biographie du « frère universel », celui-là est mal connu, peut-être parce que Charles en a gardé un sentiment de honte et de tristesse.













