Curé de la paroisse de Rochefort, le père Mickaël Le Nézet commente l’évangile du 3e dimanche de Pâques (Jn 21, 1-19). Comme avec Pierre, Jésus aime nous prendre à l’écart pour nous faire sentir cet amour de préférence qu’il nous porte, au cœur même de ce que nous sommes.
Il lui dit : « Suis-moi ». C’est la parole que Jésus adresse à l’apôtre Pierre dans la finale de l’évangile de ce troisième dimanche de Pâques. Il y avait eu déjà dans la vie de Pierre un premier appel à suivre Jésus. C’est André qui avait présenté Pierre à Jésus. Et en répondant positivement à cet appel, la vie de Pierre avait déjà été transformée. Pierre durant trois ans va marcher au côté de Jésus, écouter son enseignement, se laisser toucher par ce que Jésus laisse voir de l’amour de son Père pour tous les hommes. Jésus va prendre une grande place dans sa vie.
Jusqu’à ce jour où Pierre, la peur au ventre de ce qui pourrait lui arriver, renie son ami et après sa mort, retourne à son premier métier de marin pêcheur. On a l’impression que Pierre et les apôtres sont revenus à la case départ. De fait, par confort ou par peur devant le mystère insondable qu’ils ont vécu, ils sont retournés à leur vie d’avant. La Résurrection n’a pas encore pénétré leur vie.












