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croix de pontmain

Les croix rouges du père de Montfort

Les avez-vous déjà vues, au carrefour des chemins, ces croix peintes en rouge, dans l’Ouest de la France ? Elles sont le souvenir des croix élevées par le père Louis-Marie Grignion de Montfort, en mémoire du sang de la Passion du Christ.

9 min de lecture

Source: © Collège Saint-Joseph

La croix de Pontmain au collège Saint-Joseph de Cossé-le-Vivien.

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Longtemps, de nombreux carrefours de la Mayenne, mais également des départements voisins, ont offert à la dévotion des passants des croix et des calvaires, ce qui n’a rien d’exceptionnel dans l’Ouest, où la déchristianisation s’est faite moins vite sentir qu’ailleurs. Ces croix qui, heureusement, subsistent encore souvent, sont pour beaucoup, et c’est leur particularité, peintes en rouge. Si vous demandez pourquoi, l’on vous répondra qu’elles rappellent le crucifix rouge, car réellement ruisselant du sang de Son Fils, que Notre-Dame, toute attristée, a tenu dans ses mains lors de son apparition de Pontmain le 17 janvier 1871. C’est exact mais ce crucifix sanglant offert à la vénération des fidèles, la Sainte Vierge, par l’une de ses gracieusetés dont Elle a le secret, l’a emprunté à l’un de ses grands dévots, Louis-Marie Grignion de Montfort qui, toute sa vie, mit la Croix au cœur de sa prédication.

Comment en serait-il autrement puisque c’est bien par la croix que la Rédemption a pu s’opérer ? Pour le père de Montfort, rappeler à des populations gagnées par l’indifférentisme, la tiédeur, parfois imprégnées de protestantisme, ce que chacun d’entre nous a coûté au Sauveur est une urgence absolue. "Moi, ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée…" a dit un jour le Christ dans une apparition à Catherine de Sienne. De cela, Louis-Marie est persuadé et il voudrait, de tout son cœur et toute son âme, faire partager sa gratitude débordante à ceux qu’il rencontre.