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Le pape François va-t-il voyager comme avant la pandémie ?

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Photo by ARIS MESSINIS / AFP

Camille Dalmas - publié le 22/04/22

Bien qu’âgé de 85 ans, le pape François pourrait-il redevenir, après deux ans de restrictions liées à la crise sanitaire, un "pape globe trotter" ? La liste des destinations envisagées par le pape de 85 ans s'est considérablement allongée ces derniers jours.

Pour l’heure, l’unique déplacement du Pape officiellement annoncé par le Saint-Siège est celui qui l’amènera en République démocratique du Congo puis au Soudan du Sud du 2 au 7 juillet prochain. Mais de nombreux déplacements ont été évoqués. En juin, un voyage au Liban est à l’étude, avec en option un passage par Jérusalem pour une possible rencontre avec le patriarche russe Kirill. Une rencontre qui a finalement été écartée par le Pape dans un entretien accordé au quotidien argentin La Nacion le 21 avril, cet échange pouvant selon lui “mener à beaucoup de confusion”. François a aussi annoncé vouloir visiter le Canada autour de la sainte Anne, le 26 juillet ; un voyage qui pourrait être très douloureux car marqué du sceau des scandales liés aux pensionnats  pour autochtones.

L’évêque de Rome a par ailleurs assuré vouloir se rendre au Kazakhstan en septembre à l’occasion d’un sommet interreligieux organisé par les autorités civiles. En septembre dernier, il avait évoqué la “facture impayée” d’un voyage au Timor oriental et en Papouasie Nouvelle-Guinée prévu de longue date. Plus récemment, il a ouvert la porte à un déplacement à Kiev. Une porte néanmoins refermée quelques jours après. Toujours dans son entretien au quotidien argentin, François a confié une forme de perplexité quant à l’idée de se rendre dans la capitale ukrainienne prochainement, lui qui ne veut rien faire pour “mettre en péril des objectifs supérieurs” que sont pour lui la fin de la guerre, une trêve ou bien l’ouverture de couloirs humanitaires. Seul répit pour le Pape néanmoins : le projet d’un voyage en Hongrie, évoqué par le Pape, semble avoir été repoussé à l’année 2023.

Avec le voyage effectué à Malte au début du mois d’avril, le pape François pourrait donc effectuer sept déplacements en une seule année, soit autant qu’en 2019. Seul Jean Paul IIétait parvenu à ce chiffre, en 1982, l’année suivant l’attentat manqué de la place Saint-Pierre. Il avait 62 ans à l’époque.

Une santé en question

Une question se pose : le pape François est-il en mesure d’effectuer tous ces déplacements aujourd’hui ? Un an après une lourde opération lors de laquelle on lui a enlevé “33 centimètres d’intestin”, la capacité physique du Pape à effectuer de longs déplacements est sujette à de nombreuses interrogations.

Aujourd’hui, ce sont ses capacités motrices qui inquiètent. Souffrant régulièrement de sa sciatique, le pape François a annulé en février dernier un déplacement à Florence en raison de douleurs aiguës au genou. À Malte, début avril, il n’a pas pu descendre de l’avion par les escaliers et a emprunté un élévateur. Interrogé sur sa santé lors du vol de retour, il s’est néanmoins montré optimiste : “Ça s’améliore”, a-t-il assuré.

Le Pape soutient les Ukrainiens mais ne veut pas être instrumentalisé par eux, il recherche la paix avant tout.

Pour l’heure, rien n’est officialisé et François pourrait très bien renoncer à certains projets. De nombreux paramètres pourraient remettre en cause ce programme ambitieux. Pour Kiev par exemple, la question de la sécurité du pontife est un frein, mais pas seulement. “Le Pape soutient les Ukrainiens mais ne veut pas être instrumentalisé par eux, il recherche la paix avant tout”, confie un diplomate accrédité auprès du Saint-Siège qui considère le projet comme improbable.

L’hypothèse d’un voyage à Jérusalem pour rencontrer Kirill à l’issue du déplacement au Liban, à un moment évoquée avant d’être réfutée par le Pape, semblait par ailleurs tout aussi compliquée. Le contexte même de cette rencontre interrogeait, alors que le patriarche soutient directement l’invasion de l’Ukraine. Ensuite, la situation à Jérusalem est toujours délicate compte tenu notamment de la permanence du conflit israelo-palestinien.

Enfin, en couplant son déplacement au Liban avec la rencontre avec Kirill, le Pape aurait diminué la portée du “voyage de consolation” qu’il a promis de longue date aux Libanais. Il reviendrait en outre sur une parole glissée dans l’avion de retour d’Irak en mars 2021. Il avait alors confié n’avoir pas voulu faire une étape à Beyrouth pendant ce voyage, considérant que cela serait “trop peu”. 

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Tags:
diplomatieGuerre en UkraineLibanPape FrançoisVoyages
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