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Jacques Perrin, l’acteur et l’enchanteur d’un haut cinéma

4 min de lecture
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Crédit : EVERETT / Aurimages

Jacques Perrin dans La 317e Section (1964) de Pierre Schoendoerffer.

Figure immense, paisible et habitée du cinéma français, Jacques Perrin rejoint la liste des artistes disparus aussitôt regrettés. Il nous a émus comme acteur, nous a émerveillés en tant que producteur. Il est mort le 21 avril, à 80 ans.

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Comment ne pas l’oublier dans l’un de ses rôles majeurs, dans Le Crabe-Tambour, de Pierre Schoendoerffer ? Jacques Perrin y tenait le rôle-titre, le lieutenant de vaisseau Willsdorff, surnommé le "Crabe-Tambour". Reprenant le passage biblique du livre de l’Ecclésiaste, il donnait cette réplique : "Il y a un temps pour tout. Un temps pour enfanter, et un temps pour mourir. Un temps pour planter, et un temps pour arracher les plants. (…) Un temps pour pleurer, un temps pour rire, un temps pour gémir, un temps pour lancer des pierres, et un temps pour en ramasser." Comment ne pas lui rendre hommage en citant ces mots qui résument si bien sa carrière, lui qui était à la fois passionné et emprunt de sagesse.

Assez pour avoir relevé le défi de produire des films hors des sentiers battus, des films pour élever nos regards, émouvoir, revenir à l’essentiel. Et il en restait humble. On lui doit les documentaires Microcosmos : Le Peuple de l’herbe (1996), qui est un franc succès à sa sortie et lui vaut le César du meilleur producteur ; Himalaya : L’Enfance d’un chef (1999), Le Peuple migrateur (2001), auquel il participe à la réalisation, ou encore Tabarly (2008). Mais avant cela, avant cette belle casquette de producteur, il y a plus de soixante années de carrière sur les planches et les plateaux de tournage. Car Jacques Perrin n’a jamais consacré sa vie qu’à la scène et au 7e art, depuis l’âge de 15 ans. Un sacerdoce qu’il a su rendre noble.