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Présidentielle : l’abstention est-elle un péché ?

4 min de lecture
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Crédit : Al More / Shutterstock

Pour le premier tour de l’élection présidentielle, l’éditeur et journaliste Michel Cool encourage les catholiques à assumer leur responsabilité politique.

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La semaine passée, dans une conférence à l’Université catholique de Lille, le cardinal Joseph De Kesel soulignait l’éminente dimension politique de la foi chrétienne. Les disciples de Jésus, insistait-il, ne peuvent pas vivre leur religion en étant indifférents à l’actualité politique ; ils ne peuvent pas croire « sous globe », en dehors du monde où ils sont nés et vivent. L’expression de la foi dans la sphère publique, qui fait l’objet de débats dans nos sociétés pluralistes, est constitutive de la foi en Jésus Christ, Fils de Dieu incarné. Ce témoignage chrétien s’effectue par l’engagement politique ou simplement par la participation à la vie civique de son pays. Cette citoyenneté terrestre ne concurrence pas la citoyenneté céleste, mais elle l’anticipe en pavant la vie de la cité d‘actes de charité. Cette responsabilité politique assumée, pour reprendre la célèbre métaphore de Rabelais, est « la substantifique moelle » de la foi de l’Église qu’elle a formalisée dans sa doctrine sociale. 

La forme la plus haute de la charité