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Pour aller voter sans rechigner 

8 min de lecture
Jean Duchesne

Crédit : Aleteia

Il ne s’agit pas de se résigner au moindre mal, mais d’accueillir le meilleur possible, conseille Jean Duchesne. Pour l’essayiste, le devoir électoral est à prendre au sérieux, pas au tragique.

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L’heure est revenue d’aller aux urnes, peut-être en traînant les pieds. Car il n’est pas évident de le faire sans réticence si c’est seulement pour éviter le pire. D’aucuns prévoient d’ailleurs un taux d’abstention élevé. Mais n’est-ce pas un signe d’impuissance bien plus que d’indifférence ? Ne reste-t-il donc qu’à assister à tout cela en "spectateur non engagé" (à l’inverse de Raymond Aron), désabusé, passif et étranger au monde où il vit ?

La difficulté à prendre parti et à s’enthousiasmer pour tel ou tel candidat est explicable. On a dit que, dans une élection présidentielle, "au premier tour on choisit et au second on élimine". Ce n’est pas tout à fait vrai. Certes, s’il n’y a au final qu’une alternative entre deux candidats qu’on n’a au départ voulu soutenir ni l’un ni l’autre, on se prononcera en écartant le plus indésirable. On se résignera donc au moindre mal. Pas vraiment exaltant…