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Le secret pour parler de politique en famille sans s’écharper

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Shutterstock | Photographee.eu

Mathilde de Robien - publié le 02/04/22

A l’approche du premier tour de l'élection présidentielle le dimanche 10 avril prochain, débats et discussions vont bon train dans les médias, mais aussi dans les familles. Quelques clés pour éviter que les repas dominicaux ne se transforment en pugilats.

Essayer de comprendre celui qui n’est pas d’accord avec soi au lieu de tenter de le convaincre. Voilà une démarche qui sauverait plus d’un repas de famille ! Et d’autant plus nécessaire qu’actuellement, les intentions de vote, notamment chez les catholiques, sont particulièrement dispersées, promesses de débats houleux autour de la table… En effet, selon un sondage Ifop pour La Vie, publié le 24 mars dernier, les catholiques pratiquants ont des opinions divergentes. Ils sont éclatés autour de quatre camps politiques : un bon quart (28%) des catholiques pratiquants se disent prêts à voter pour Emmanuel Macron, 20% se rangent derrière Valérie Pécresse. Éric Zemmour fait pratiquement jeu égal avec la candidate LR, avec 19%, tandis que 15 % voteraient pour Marine Le Pen. Une diversité des votes inédite comparée à l’élection de 2017 où 46% de l’électorat catholique pratiquant avait glissé un bulletin François Fillon dans l’urne au premier tour de l’élection présidentielle.

Pour préserver la paix des familles, une des clés réside dans l’écoute et le respect mutuel. Il ne s’agit pas de prouver à son interlocuteur que l’on a raison et que lui a tort. Il est bon de garder à l’esprit qu’il est tout à fait possible d’être un homme ou une femme avec des convictions, sans chercher pour autant à convaincre à tout prix. Peut-être est-ce le moment de se mettre à l’écoute et d’accueillir les opinions de l’autre ? D’essayer de les comprendre, de se mettre à sa place. Une attitude qui demande du temps, plus que quelques minutes entre la poire et le fromage. Une conversation qui ne va pas directement au « je ne suis pas d’accord » mais qui invite l’autre à s’exprimer, sans peur d’être jugé. Oui, un grand respect de l’autre est possible malgré les divergences. Une telle discussion peut même s’avérer riche et bénéfique, et peut vous permettre, dans un deuxième temps, de développer vos idées, d’affiner vos arguments…

Une autre manière de calmer ses ardeurs politiques consiste à prendre du recul sur la discussion et de se demander ce qui est le plus important : convaincre sa mère, son frère ou sa fille de voter pour le même candidat que soi ou préserver les liens familiaux ?

Tags:
FamillePolitiquePrésidentielle
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