Tout projet politique se révèle à travers la place qu’il réserve à la famille dans la société. Pour l’économiste Jean-Didier Lecaillon, le prochain président de la République aura l’ambition d’une véritable politique familiale s’il redonne à la famille sa liberté en tant que famille, et si son rôle éducatif, économique et social est vraiment reconnu.
Bien que la politique familiale soit quasiment absente des débats, la famille reste un sujet important. Elle est considérée par une majorité de Français comme une valeur sûre, elle est toujours présentée comme la "cellule de base de la société". Il ne s’agit pas ici d’élaborer un programme partisan. En revanche, en s’appuyant sur des références historiques et/ou factuelles, mais aussi sur les fondements de la politique familiale, il est possible non seulement de réduire les confusions qui marquent la question familiale mais aussi de dénoncer les incohérences préjudiciables sur le plan politique.
Pour aller à l’essentiel, la promotion de la famille passe, au-delà d’une dimension privée bien réelle, par une réflexion approfondie sur sa place dans la société ; l’élection présidentielle est l’occasion de préciser quelle est à ce sujet la vision de ceux qui aspirent à diriger le pays. Une politique familiale revient en effet à promouvoir la famille, ce qui passe par sa reconnaissance institutionnelle, la possibilité d’un choix libre et, sur le plan économique, la valorisation de la production domestique.












