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Le débat sans répliques

6 min de lecture
"À la croisée du langage militant et des formules de la communication culturelle, les présentations des spectacles peinent à donner envie de s’unir au public visé", dénonce Henri Quantin.

Crédit : Aleteia

"À la croisée du langage militant et des formules de la communication culturelle, les présentations des spectacles peinent à donner envie de s’unir au public visé", dénonce Henri Quantin.

À quoi servent les débats : à donner du spectacle ou à chercher la vérité ? Heureusement, se réjouit l’écrivain Henri Quantin, qu’il reste des îlots de vrai débat qui résistent à l’envahisseur communicationnel, comme l’émission « Répliques » d’Alain Finkielkraut.

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"Il faudrait ne jamais débattre." Étonnante fulgurance de Philippe Muray, dans un texte de 2003 repris dans le troisième volume de ses Exorcismes spirituels (Belles Lettres). Pourquoi cette maxime définitive ? En apparence, elle dit le refus de discuter : toute pensée magistrale s’impose par sa hauteur de vue et par son écart avec le lieu commun ; elle tranche dans le vif et ne se soumet pas à la comédie médiatique du pour et du contre. Lassé d’un appel au débat proféré par ceux-là mêmes qui ont par avance fait la liste de ce qui ne fait plus débat, Muray dénonçait le cirque télévisuel par des mots percutants : "On convoque de grands problèmes et on les dissout au fur et à mesure qu’on les mouline dans la machine de la communication. Et plus il y a de débat, moins il y a de réel."

Se rapprocher de la vérité