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Christophe André : « La consolation est un des plus beaux visages de l’amour »

11 min de lecture
Christophe André

Crédit : Leemage via AFP

Auteur de nombreux bestsellers, le psychiatre Christophe André publie "Consolations - Celles qu’on reçoit et celles qu’on donne" et nous apprend l’art de consoler. Un livre lumineux et consolateur. Entretien.

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Frappé par une maladie grave, il y a six ans, le célèbre psychiatre Christophe André, se rend compte de son immense besoin de consolation. "Quand j’étais trimballé sur le brancard entre différents services hospitaliers, angoissé et fragile, un petit geste comme poser la main sur l’épaule ou un petit mot gentil pour me dire que ça allait bien se passer, voilà ce qui me faisait beaucoup de bien", confie-t-il. Il découvre alors la puissance bénéfique de la consolation. Celle qui permet de tenir face à l'hostilité du réel quand elle se manifeste, et de ne pas sombrer dans le chagrin ou le désespoir. Celle qui est aussi un "acte de présence aimante qui remet en lien avec le monde". Rencontre. 

Aleteia : Vous commencez votre livre par un constat personnel : vous dites que vous avez été longtemps aveugle à la consolation. Vous vous contentiez « de soigner, d’encourager, de réconforter, mais pas de consoler… Et c’est en tombant gravement malade que vous avez ouvert les yeux sur la consolation…
Christophe André : Oui, il y a six ans, j’ai eu un cancer du poumon. Quand on me l’a annoncé, tout s’est écroulé en un instant : je suis passé alors du monde des bien portants au monde à celui de ceux qui sont différents et fragiles. J’étais triste de me dire que mon existence allait être plus courte que prévu. C’est alors que je me suis rendu compte que j’avais besoin de consolation.