Curé de la paroisse Saint-Eubert de Lille, le père Benoist de Sinety commente chaque dimanche l’actualité de l’Église et du monde. Il revient cette semaine sur deux épisodes humiliants, qui ont éprouvé l’Église, mais dont il faut tirer les leçons.
Un sage jésuite me rapportait il y a quelques jours ces mots entendus de la bouche du cardinal de Lubac au début des années quatre-vingt : « L’Église est comme un champ de ruines... Nous sommes chacun devant des pierres que nous pouvons relever... » Nous sommes loin de la vision un peu prométhéenne d’un François d’Assise qui se voyait à lui seul confier la mission de rebâtir une chapelle à l’abandon, dans laquelle la générosité de sa jeunesse lui donnait de percevoir un horizon plus universel. Ces mots du grand théologien français résonnent ces jours-ci étrangement devant deux faits divers plutôt triviaux.












